Jazz au Trésor : Lucy Reed - This Is Lucy Reed

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Cette semaine, la réédition des enregistrements de la chanteuse Lucy Reed, accompagnée par Bill Evans ou Eddie Higgins au milieu des fifties.

Jazz au Trésor : Lucy Reed - This Is Lucy Reed
Lucy Reed, © © Fresh Sound Records

Lucy (Lucille) Reed (1921-1998) a commencé sa carrière avec Woody Herman en 1949. Ensuite, elle fut embauchée au sein du big band de Charlie Ventura et présenta quelques émissions de radio et de télévision à Chicago. En 1951, elle fut choisie pour représenter Chicago au concours de Miss Television ! Les tourneurs et les producteurs de disques voyaient en elle le bon filon qui allait séduire les habitués du Streamliner ou des autres clubs chicagoans au début des années cinquante.

Sa qualité vocale ne passait pas par un registre très étendu, mais par un goût et une musicalité d’une telle flexibilité qu’elle s’imposa face à des chanteuses disposant d’une technique plus large. La délicatesse de son phrasé, basé sur une attention particulière portée aux paroles, alliée à la subtilité de son aisance rythmique, serait sa signature, loin de tout tapage. Elle fit tout de même la couverture du magazine DownBeat en avril 1952…

Fresh Sound réédite en un double CD - « This Is Lucy Reed, Complete Recordings 1950-1957 » -, tous ses premiers enregistrements, à commencer par le fameux « The Singing Reed » de 1955 (Fantasy 3212), que les collectionneurs de Bill Evans ont recherché souvent longtemps, bien que le pianiste n’y prenne pas de solo. Mais, avis aux collectionneurs, cette réédition Fresh Sound inclut 4 plages non incluses dans le LP d’origine.

Le second CD rassemble les séances de « This is Lucy Reed » (1955) avec le sextet de George Russell, le septet de Gil Evans et le quartet de Eddie Higgins

This set is valuable in many ways, mainly thanks to Lucy Reed’s ungimmicky, genuinely emotional singing, but also to the sympathetic backing of groups led by such jazz luminaries as Bill Evans, Dick Marx, George Russell, Gil Evans, and Eddie Higgins. Plus quelques raretés comme une plage avec Charlie Ventura en 1950 et cinq autres avec les orchestres de Lew Douglas, Al Trace et Chuck Sagle en 1953 et 54.

Après avoir épousé Serge Seymour, en 1957, elle se consacrera à sa vie de famille, mais refit quelques apparitions, notamment en 1961 quand Benny Goodman la découvrant dans un club de Chicago, tenta de l’embaucher pour la tournée de son orchestre en Russie. Elle enregistra un dernier album en 1990, pour le label Audiophile, avant de disparaitre le 1er juillet 1998.

*« The Singing Reed »
*Baltimore Oriole
No Moon At All

(plages non inclues dans le LP original)

Lucy Reed, voix
Bill Evans, piano
Bob Carter, contrebasse
Howard Collins, guitare
Sol Gubin, batterie

Enregistré à New York, 13-15 août 1955

*« This is Lucy Reed »
*Lucky to Be Me
St. Louis Blues

Lucy Reed, voix
Eddie Higgins, piano
John Gray, guitare
Verne Rammer, contrebasse
William Gaeto, batterie
Ken Soderblom, clarinette (sur St. Louis Blues)

Enregistré à Chicago, janvier 1957

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