Jazz Trotter : Marty Elkins - Fat Daddy

Le quatrième album de la chanteuse Marty Elkins, qui avait emballé la presse américaine en 2018, ressort aujourd’hui sur un nouveau label. Un “Fat Daddy" débordant de swing.

Jazz Trotter : Marty Elkins - Fat Daddy
Marty Elkins, © martyelkins.com

Sur "Fat Daddy", son cinquième album, la chanteuse new yorkaise Marty Elkins apporte la beauté argentée de son timbre à un ensemble de quatorze standards, en particulier la chanson titre, Fat Daddy ou encore How Can You Face Me et That's All There Is To That

Marty Elkins est née à Jersey City, dans le New Jersey.  Enfant, elle écoutait surtout les stations soul de New York, et les émissions R&B de fin de soirée comme Jocko's Rocket Ship.  Elle part pour l'université à Boston, où on lui offre un disque d’Ella Fitzgerald et 'Ellis Larkins.  Elle découvre dans la foulée Charlie Parker, Al Cohn et Zoot Sims, Louis Jordan, mais le jour qui a changé sa vie est celui où elle est tombée sur "Lady in Satin" de Billie Holiday dans la poubelle d’un magasin Woolworth à Cambridge, Massachusetts. S’enfermant littéralement dans sa chambre avec cet enregistrement et un disque de Bessie Smith qu'elle s’était offert, elle décide de se consacrer complètement au jazz.  Elle a eu la chance de rencontrer des musiciens du coin qui jouaient du jazz, tels que Herb Pomeroy, Ray Santisi, Jimmy Mosher et Dave McKenna, entre autres. Dave McKenna avait un engagement régulier à l’hôtel Copley Plaza de Boston, et il l'encouragea à y chanter avec lui.  C’est ainsi qu’elle débuta sa carrière en décrochant un concert sur un bateau flottant dans le port de Boston au sein d’un trio vocal dans le groupe de Bo Winiker, pour chanter le répertoire des Andrew Sisters.
(extrait du communiqué de presse en anglais - traduction E. Lacaze / A. Dutilh)

Ce nouvel album vient de lui valoir 4 étoiles dans DownBeat de janvier.