Jazz Trotter : Kristiana Roemer - House of Mirrors

Pour “House of Mirrors”, la chanteuse Kristina Roemer se trouve à l’aube d’une carrière prometteuse. Sortie de son premier album chez Sunnyside.

Jazz Trotter : Kristiana Roemer - House of Mirrors
Kristina Roemer, © Christopher Drukker

Chaque individu a la possibilité de tracer son propre chemin en effectuant des choix. Ses intuitions, ses relations et ses expériences éclairent les options qui se présentent. Une fois le chemin parcouru, il y a toujours une réflexion sur les choix réalisés et sur ce que d'autres décisions auraient pu apporter, et sur ce que cela révéle sur soi-même. La chanteuse et compositrice Kristiana Roemer compare ces réflexions à une série de miroirs que l’on interroge, d’où le titre de son album, “House of Mirrors”. 

Née d'une mère américaine et d'un père allemand, Kristina Roemer a grandi dans un foyer bilingue à Francfort, en Allemagne. Sa mère lui a inculqué l'importance d'intégrer sa culture américaine à sa culture allemande, notamment en fréquentant leur église anglophone et en effectuant de longs séjours d'été dans le Dakota du Nord. La musique a occupé une place importante dans la vie de Kristina Roemer dès son plus jeune âge. Elle a commencé à prendre des leçons de piano à six ans, puis a commencé à chanter à l'église et avec une chorale itinérante ; elle a commencé à écrire des chansons à l'âge de neuf ans.

Adolescente, Kristina Roemer prend des cours de chant classique lorsqu'elle rencontre un pianiste professionnel qui l'invite à chanter des airs populaires et des standards, et bientôt ils se produisent régulièrement ensemble. Choisissant de poursuivre ses études musicales, Kristina Roemer reçoit une bourse pour intégrer le Concordia College dans le Minnesota pendant un an avant de retourner en Allemagne pour s'occuper de sa mère, qui est tombée malade et décéde peu après. Durant cette période, Kristina Roemer s'était inscrite pour obtenir une licence en sciences à l'université de Francfort, mais son impulsion l'a rapidement conduite à s'installer à Paris, où elle a passé trois ans à se produire régulièrement dans des clubs et à animer une jam session, étudiant le jazz vocal au Conservatoire de Paris tout en obtenant sa licence à distance. À Paris, elle forme un quartet et commence à interpréter ses compositions originales.

Lors d'un voyage d'été à New York, elle est tombée amoureuse de la ville. Bien que Paris ait contribué à renforcer son amour et sa passion pour le jazz, l'ouverture de la scène new-yorkaise a permis à Kristina Roemer de se sentir libre de déployer ses ailes musicales et de définir sa voix. Bien qu'écrire de la musique soit devenu une seconde nature pour elle, elle a estimé que pour s'exprimer véritablement dans ses textes, elle devait élargir son approche, notamment en introduisant des paroles en allemand en plus de l'anglais. 

Kristina Roemer s'installe à New York peu après et plonge alors dans la scène du jazz, se produisant régulièrement au Rockwood Music Hall, au Jazz at Kitano Hotel et au Cornelia Street Café, et terminant son Master de jazz au Queens College. Kristina Roemer avait hâte d'enregistrer dès son arrivée. L'un des nombreux musiciens qu'elle a rencontrés était le bassiste Alex Claffy, dont l'enthousiasme pour une collaboration a motivé Kristina Roemer à faire avancer le projet de “House of Mirrors”. Kristina Roemer a calé des dates d'enregistrement et ils ont fait appel au pianiste Addison Frei et au batteur Adam Arruda

À côté de son répertoire original, sept titres en anglais ou, plus rare, en allemand, Kristiana Roemer propose deux reprises, l’une de Mingus, l’autre sur Sugar. Au fil de l’album, ses amis de Brooklyn viennent apporter leur pierre à l’édifice : le saxophoniste Dayna Stephens, le guitariste Gilad Hekselman, le guitariste Ben Monder et le percussionniste Rogerio Boccato.
(extrait du communiqué de presse en anglais - traduction E. Lacaze / A. Dutilh)