Jazz Trotter : Fanfareduloup - Rain Dogs, Hommage à Tom Waits

La période musicale de Tom Waits intéresse le Fanfareduloup Orchestra se situe entre le début des années 80 et le début des années 2000. Dernière minute : la création prévue cette semaine à l'Alhambra de Genève est reportée à 2021.

Jazz Trotter : Fanfareduloup - Rain Dogs, Hommage à Tom Waits
Fanfare du Loup, © Jay Louvion

Auteur, compositeur, interprète, comédien, personnage multiple et polymorphe, Tom Waits puise son inspiration aussi bien chez Harry Partch ou Howlin’ Wolf que chez Captain Beefheart et William Burroughs, quelques-unes de ses références artistiques. Les étendues désertiques de la Californie du sud, les quartiers pauvres de East Los Angeles, des routes qui ne mènent nulle part ou des trains qui ne partent jamais, des marginaux aux poches trouées ou des maquereaux bling-bling, tout peut nourrir son inspiration. 

Véritable boulimique créatif, il s’intéresse aux arts plastiques, à tout ce qui a trait à la beat generation, collabore avec Bob Wilson et William Burroughs, compose un opéra, une comédie musicale avec sa femme Kathleen Brennan, qui est également coauteure de nombre de ses textes. Tout ceci contribue à donner à ses chansons des teintes de cabaret de Berlin des années 20, des ambiances de pilier de bar, ou de perdants magnifiques. 

Son goût pour le bizarre l’amène à collectionner nombres d’instruments de toutes sortes, dont il dira “j’adore composer pour un instrument que je ne connais pas”. 

Leo Mohr - voix
Aida Diop – percussion, marimba
Ian Gordon-Lennox, Monika Esmerode, Olga Trofimova, Yves Massy - cuivres
Christophe Berthet, Aina Rakotobe, Yves Cerf, Marie Mercier- bois
Thomas Florin – piano, trompette
Christian Graf - guitare
Massimo Pinca - contrebasse
Bernard Trontin - batterie

Comment est né cet Hommage à Tom Waits par leFanfareduloup Orchestra

La musique de Tom Waits nous fait voyager dans différents espaces : cabaret, vaudeville, hymnes luthériens, bruitisme, free jazz, blues désespérés, mambos entêtants, rien n’échappe à sa vision tellement décalée de l’humanité. Un type formidable ce Tom. Il me semblait, ainsi qu’au reste du collectif, qu’il y avait là un terreau tout à fait propice à la fanfare pour qu’elle s’en empare et fasse surgir des ambiances moites, des grooves interlopes, des impros nyctalopes... En fermant les yeux, nous pouvons imaginer notre collectif s’approprier cet univers et le transformer en un train fantôme musical tout à la fois rugueux et tendre, brut et souple. 

Et pour que ce train fantôme musical devienne réalité, vous avez fait appel à deux invités de taille. 

En effet, l’instrumentarium de Tom Waits est incroyablement varié. On entend du Calliope, de l’Optigon ou encore du Chamberlin. Afin de recréer un univers proche de celui de Waits, il nous a semblé nécessaire et approprié de demander du renfort à Aida Diop pour le marimba ainsi que de multiples percussions. Et bien sûr il nous fallait un chanteur, car on ne peut pas faire du Tom Waits sans chanteur! Nous nous sommes donc tournés vers Leo Mohr, fin connaisseur et admirateur de Tom Waits, ainsi que vocaliste et personnage de scène charismatique avec qui nous avons déjà eu l’occasion de travailler pour notre projet autour de Joe Cocker (Mad Dogs and Englishmen).
(extrait du communiqué de presse)