Jazz Trotter : Eric Wyatt - A Song of Hope

Mis à jour le mardi 26 octobre 2021 à 12h36

Faisant suite à son album “The Golden Rule : For Sonny” de 2019, “A Song of Hope” du saxophoniste Eric Wyatt est très différent dans son ton et ses intentions. Sortie chez Waling City Sound.

Jazz Trotter : Eric Wyatt - A Song of Hope
Eric Wyatt, © Salvatore Corso

Alors que le premier album était un tour de force, un hommage à Sonny Rollins et une explosion de bop, le nouveau disque de Eric Wyatt est plus aventureux, coloré, imprévisible et de grande envergure. Les deux sont magnifiques, pour des raisons identiques, mais aussi différentes. 

Eric Wyatt dit que son investissement accru sur “A Song of Hope” est une réponse à son enfermement dans le Covid. "Je pense que l'énergie que vous entendez sur cet enregistrement vient du fait que je n'avais pas joué sur scène depuis longtemps, donc je poussais vraiment la musique. Je n'ai fait aucun concert de février à juillet, quand Spike Wilner m'a offert l’opportunité d’un concert au Smalls, un de ces courts sets d'une heure. Et puis Mike Boone m'a appelé pour jouer dans un nouveau club à Philadelphie, une semaine avant la date de mon enregistrement. J'ai fait ce concert un vendredi, et le jeudi suivant, je poussais la porte des studios Van Gelder."

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“A Song of Hope” résonne comme un travail d'équipe et sert de baume curatif pour les périodes stressantes. Sur des morceaux comme Fur Live et Contemplation de McCoy Tyner, Eric Wyatt, ainsi que la légende de la batterie Jeff "Tain" Watts, mettent tout sur la table. Les sonorités généreuses et les lignes agiles du bassiste Eric Wheeler maintiennent les choses en place, tandis que les touches de Donald Vega apportent de la fraîcheur dans ses compositions et de l'excitation dans ses solos. 

Comme toujours, Jeff "Tain" Watts souligne le tout avec une grande dextérité. Sa présence élève Eric Wyatt, à tel point que le jeu du duo fait penser à un tandem Coltrane/Elvin Jones. Les trompettistes Theo Croker et Chris Lowery, le tromboniste Clifton Anderson et le percussionniste Kahlil Kwame Bell ajoutent tout leur talent. Ailleurs, comme sur le requiem de Breonna Taylor Say Her Name, les lumières se tamisent, et le contraste est lumineux. Sur la repchante ce soir au Mezzrow à New Yorkrise soul de Fragile de Sting, Eric Wyatt au saxophone soprano invite la chanteuse Samara Joy, la lauréate de 21 ans du concours international de jazz vocal Sarah Vaughan 2019, à intervenir, ce qu'elle fait avec élégance et sens de la dramaturgie.
(extrait du communique de presse en anglais - traduction E. Lacaze/A. Dutilh)

À noter que Samara Joy chante ce soir au Mezzrow à New York.