Jazz Trotter : Cowboys From Hell - Running Man

La musique narrative de “Running Man” des Cowboys From Hell qui paraît chez Double Moon.

Jazz Trotter : Cowboys From Hell - Running Man
Cowboys From Hell

Un homme court. Cela correspond probablement davantage au vocabulaire du sport qu’à celui du jazz. Mais courir peut signifier beaucoup de choses. Fuir quelque chose ou quelqu'un. Augmenter le rythme, donner de l'énergie. Ou aller de l'avant au plus haut niveau, ne jamais s'installer, ou encore penser, agir ou vivre extrêmement. La course à pied est finalement aussi une métaphore de notre existence : tant que nos cœurs courent, nous courons aussi. L'arrêt signifie inévitablement la fin.

Il est fort possible que les Cowboys From Hell pensent ainsi. Après “Monster Rodeo” en 2008 et “Big Fish” en 2012, ils ont intitulé leur troisième album “Running Man” qui paraît chez Double Moon/Socadisc, non sans raison. A première vue, cela ressemble à une suite logique à leur avalanche sonore brute, que les médias décrivent comme “une musique qui est tout le temps capable d’effrayer votre grand-mère, mais raconte aussi des histoires qui valent la peine d’être racontées.” (Jazzthetik). 

Pour autant, les corps percutés par le niveau sonore, la palpitation des membranes crâniennes et les vibrations des murs ne semblent plus être le seul objectif des cow-boys à grande vitesse. "Nous ne voulions plus être aussi flagrants qu'auparavant" : le saxophoniste Christoph Irniger décrit le processus de développement du trio dans les neuf titres. Si, en compagnie du bassiste Marco Blöchlinger et du batteur Chrigel Bosshard ils avaient choisi ce terrain dans le passé, cela signifiait "sauvage à tout prix, compliqué et plein d’humour mordant. Ce sont des choses qui ont encore une certaine valeur pour nous. Mais nous n’avons pas besoin de montrer que nous pouvons jouer des choses vraiment difficiles, comme des mesures 11/8 ou 7/4. Nous voulons une chose par-dessus tout : être enfin authentiques. "

Les Cowboys From Hell sont en concert mercredi 13 décembre à la Grabenhalle de St Gallen (Suisse)  et dimanche 16 décembre à 19h au Moods à Zurich (Suisse).

Christoph Irniger (saxophone)
Marco Blöchlinger (basse)
Chrigel Bosshard (batterie)