Jazz Culture : Neige Noire - "Variations sur la vie de Billie Holiday" à Paris

"Neige Noire", variations sur la vie de Billie Holiday, jusqu'au 06 décembre au Lucernaire à Paris.

Jazz Culture : Neige Noire - "Variations sur la vie de Billie Holiday" à Paris
Photo - affiche Neige Noire coupée MEA 603*380

Du mercredi 21 octobre au dimanche 06 décembre a lieu le spectacle "Neige Noire - Variations sur la vie de Billie Holiday" sur un texte et une mise en scène de Christine Pouquet au Lucernaire à Paris.

Le destin de la chanteuse Billie Holiday, confrontée sa vie durant aux violences sociales, aux préjugés raciaux mais aussi sexistes. La reconnaissance de son talent ne parviendra pas à effacer la détresse initiale, ni à sauver Billie de la
déchéance. Nourri des faits et fables tirés des mémoires de Billie : Lady sings the blues, Neige Noire ne chante que la « note bleue », celle de la vie : « Parler de la douceur, drôle de pari pour moi, dont la vie est jonchée de crevasses ». Dans
cette partition biographique, scènes et récits – tantôt réels, tantôt fictifs – sont entrelacés avec les airs, les chants du répertoire de Billie Holiday.

Tout commence avec une petite fille de 13 ans, abandonnée dans un train et qui porte, inscrits autour du cou, son nom et une destination, New York : fol espoir de rejoindre et de réunir une mère prostituée et un père inconnu. Nourri des faits et fables tirés des mémoires de Billie, "Lady sings the blues", le spectacle Neige Noire ne chante que la « note bleue », celle de la vie : « Parler de la douceur, drôle de pari pour moi, dont la vie est jonchée de crevasses ». Dans cette partition biographique, scènes et récits – tantôt réels, tantôt fictifs – sont entrelacés avec les airs, les chants, repris du répertoire de Billie Holiday.

Porté par deux acteurs-chanteurs magnifiques de profondeur et de poésie,Samantha Lavital - voix superbe de naturel - et Philippe Gouin (Rémi Cotta en alternance), jouant sur toute la palette des émotions, le spectacle imaginé parChristine Pouquet est un grand moment de théâtre. On s'attend au mélodrame, voilà que le burlesque surgit en éclairage insolite… On guette le pathos et il s'évapore devant la fantaisie de la gestuelle… On craint des clichés de dramaturgie et la mise en scène est toute en suggestions esquissées… À la manière du cinéma d'un Michel Gondry, on est invités à poursuivre les scènes dans l'imaginaire. Comme si la vraie Billie était d'abord une immense artiste et en filigrane un destin. Et non l'inverse, que l'on nous a ressassé jusqu'à l'indigestion des clichés. Un vent de fraicheur !
Alex Dutilh

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