Jazz Culture : "Ne joue pas fort, joue loin" de Aldo Romano

Du 23 au 27 novembre à 20h30, le théâtre-studio d’Alfortville présente “Ne joue pas fort, joue loin”, un concert-lecture sur des textes d’Evelyne Pieiller et Aldo Romano, avec Michel Albertini à la narration et Aldo Romano à la batterie et au chant.

Jazz Culture : "Ne joue pas fort, joue loin" de Aldo Romano
"Ne joue pas fort, joue loin", Aldo Romano

En 2015, Aldo Romano écrit son autobiographie "Ne joue pas fort, joue loin". Avec ses propres mots, il nous invite à un voyage palpitant au cœur de sa vie, une vie riche en rencontres, en péripéties et en jazz ! Installé à sa batterie, Aldo accompagne son ami comédien, Michel Albertini qui lit des fragments de ce texte intime.

« Ne joue pas fort, joue loin », c’est ce qu’ils se disent en entrant en scène. Aldo Romano et Michel Albertini souffrent du même mal. Le jazz et le jeu. Ils sont condamnés à rester amis. Aldo bat les mots que l’autre lui envoie. Parfois il chante. Sa vie est en désordre. Sur scène comme à la ville. Il s’en fout, il en rit. Et l’autre aussi, puisque c’est sa vie. C’est du jazz qu’on voit là, de la mort et du rire mélangés, pas une autobiographie, des morceaux, des bouts, des fragments, de l’arrachement, un chant intérieur, c’est inédit Albertini, c’est beau Romano. 

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Pour ce concert-lecture, ils présenteront des extraits du livre en français et en italien. 

« Les souvenirs font ce qu’ils veulent avec le temps. Ce soir il va falloir se souvenir, se souvenir des lâchetés, des mensonges, des promesses du soir niées le lendemain matin. Parler de la fragilité, de la peur qui est là sans cesse. Parler de soi c’est parler d’un autre qu’on connaît si peu. Depuis tout môme j’écoute mon cœur, ce tic tac d’une pendule inexorable. Parfois je prends le pouls des gens autour de moi, tant j’aimerais qu’ils aient la même obsession. Pour ne pas être le seul. Pour ne pas être seul. La musique me sauve. Le Jazz, c’est ce qui rend la musique plus intéressante que la musique. Je l’aime quand il est à son meilleur, car le jazz ne supporte aucune médiocrité. Est-ce que j’ai du talent ? Est ce que ça vaut le coup de continuer ? Créer ou disparaître ? Continuer à battre, à se battre. Au nom de quoi ? De la liberté ? La liberté c’est d’avoir une lime dans sa poche pour scier ses barreaux »

Michel Albertini 

Ancien élève du Conservatoire National de Paris, Michel Albertini s’est consacré à la lutte politique, au cinéma, au théâtre, à la scénographie, à l’écriture de romans et de pièces, dont l’une fut jouée à la Comédie Française. Partenaire de Jean Gabin, d’Alain Delon, d’Yves Montand, de Bud Spencer… mais aussi de Sophia Loren, d’Ute Lemper, d’Isabelle Huppert, de Mélanie Griffith, d’Ursula Andress… il est l’un des acteurs les plus sulfureux de sa génération. Ce qu’il fit il est le seul à le savoir, ce qu’il est, est là ce soir.
(extrait du communiqué de presse)