Jazz Culture : Michel Warlop

Parution de "The Quintessence" 1933-43 de Michel Warlop chez Frémeaux.

« Il y avait un étrange personnage, pâle, aux yeux délavés, qui jouait du violon. (…) Cet être diaphane qui semblait venu d’un autre monde et prêt à y retourner était Michel Warlop (…). Quand il a joué, je n’ai pas compris grand’ chose mais j’ai senti une certaine grandeur dans sa musique, quelque chose, qui me dépassait. »
Guy Lafitte, saxophoniste

«Joe Venuti et Eddie South, Stuff Smith et Stéphane Grappelli, même Sven Asmussen: tous disparus, mais dans toutes les mémoires. Les grands classiques du violon jazz ? Assurément, mais il en est, trop injustement oublié, à qui il faut rendre justice : Michel Warlop… »
Daniel Nevers, musicologue

Michel Warlop (1911-1947) eut une carrière fulgurante, sa brève discographie en témoigne. Entamée chez Gregor et ses Grégoriens, elle croise souvent la route de Django Reinhardt que le violoniste invite de temps à autre dans son propre orchestre. ses ballades emplie de spleen et sa technique achevée, avec des attaques pleines de "tension exaltée" selon les mots de Jean-Luc Ponty, le distinguent de Stéphane Grappelli. À noter qu'en 1942 il monta un très étonnant septuor à cordes… De 1944 à sa mort en 1947 (de la tuberculose), il n'enregistrera plus sous son nom, mais en compagnied'Edith Piaf, André Dassary, Tino Rossi, Raymond Legrand ou Charles Trénet.

Pour le centenaire de sa naissance, une biographie avait été publiée par Pierre Guingamp aux éditions L'Harmattan : "Michel Warlop, génie du violon swing". Aujourd'hui, en un double CD, une anthologie sonore lui est consacrée dans la collection "The Quintessence", chez Frémeaux, par Daniel Nevers,

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