Jazz Culture : "Mi-Figue, Mi-Raisin / Exégèse d'un Théologien du jazz" de Pierre Fargeton

“Mi-figue, mi-raisin. Hugues Panassié - André Hodeir, correspondance de deux frères ennemis (1940-1948)”, deux personnalités symétriques au parcours dissymétrique, suivi de “Exégèse d’un théologien du jazz. La pensée d’Hugues Panassié en son temps” de Pierre Fargeton est paru chez Outre Mesure.

Jazz Culture : "Mi-Figue, Mi-Raisin / Exégèse d'un Théologien du jazz" de Pierre Fargeton
Mi-figue, mi-raison, © Outre Mesure

Brocardé en Pape de Montauban (Boris Vian), discrédité comme doctrinaire (André Hodeir), révéré comme l'ange gardien du jazz (Mezz Mezzrow), Hugues Panassié na pas mobilisé le lexique religieux par hasard. Fervent lecteur dans ses jeunes années de Charles Maurras et de Jacques Maritain, activiste traditionaliste contre l'hérésie moderne de Vatican II en son âge mûr, Hugues Panassié fut un de ces « catholiques exacts » de la trempe d'un Léon Bloy - son écrivain préféré -, traversant, sûr de sa vérité, controverses, anathèmes et disgrâces.

Comment l'amour fou de cet « intoxiqué du jazz » pour une musique dont les hérauts étaient noirs et états-uniens s'est-il ajusté à l'environnement idéologique embrouillé des années 1930 qui l'ont vu naître et aux reconfigurations intellectuelles et politiques qui les ont suivies ? Au prix de quelles contorsions inattendues, transferts improbables et batailles acharnées, Hugues Panassié a-t-il pu, fort d'un rapport au monde la fois traditionaliste et non-conformiste, réactionnaire et visionnaire, vindicatif et communicatif, établir de façon si éclatante et si contagieuse un mythe du « vrai jazz » qui a puissamment façonné l'imaginaire de plusieurs générations de jazzophiles ?

C’est ce à quoi s’attache cette exégèse, instruite par une somme de documents d’archives inexplorés (correspondances, journal, articles oubliés), et précédée des lettres d’Hugues Panassié à André Hodeir – ces deux figures antagonistes de la critique qui ont longtemps structuré l’historiographie du jazz en France.

Auteur d’un livre sur Django Reinhardt (La Modernité chez Django, 2005), d’un ouvrage sur André Hodeir (André Hodeir. Le Jazz et son double, 2017) et de nombreux articles, Pierre Fargeton est enseignant-chercheur à l’Université Jean-Monnet (Saint-Étienne).
(extrait du communiqué de presse)

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