Jazz Culture : les Afriques du jazz

La 8ème édition des Rencontres Esthétique(s) jazz, organisées par Sorbonne Nouvelle et consacrées aux Afriques du jazz est reportée à septembre.

Jazz Culture : les Afriques du jazz
Les Afriques du jazz

Consacrées cette année aux Afriques du jazz, en écho au spectacle Tropique de la violence de Nathacha Appanah mis en scène par Alexandre Zeff, les rencontres « Esthétique(s) jazz : la scène et les images » devaient se dérouler 15 et 16 janvier au Théâtre de la Cité internationale à Paris. Elles sont reportées au mois de septembre. Conférences, tables de visionnage, performances, lectures, improvisations musicales, projections…  avec notamment la présentation du film “Africa Mia”. Ces rencontres seront dédiées à Manu Dibango, musicien dont le parcours s’est construit entre l’Afrique, l’Europe et l’Amérique.

Les Afriques du jazz, autour desquelles s’organisent les rencontres en partenariat avec le TCI qui les accueille, ce sont tous ces fils conducteurs, ces racines aériennes, pour reprendre Edouard Glissant, qui ont conservé une capillarité artistique avec le Continent dans l’ensemble des arts et lettres, de la scène au cinéma, des arts plastiques à la danse. Ce sont tous les liens que l’esprit jazz tisse avec les Afriques (du Nord, de l’Ouest, de l’Est, du Sud... des diasporas et d’ailleurs) et que les Afriques tissent à leur tour avec les Amériques (du Nord, du Sud et des Caraïbes) par le jazz.

Homme de scène, compositeur de musiques de film, Manu Dibango est sans doute le musicien le plus emblématique de ce tissage entre Afrique et Amériques, tissage artistique, parfois mystique, mais aussi politique qui a été un ferment paradoxal des Indépendances et dont on retrouve l’énergie dans le récent film Africa mia avec l’aventure cubaine des Maravillas de Mali, mais aussi dans une pièce comme Congo-jazz-band de Mohamed Kacimi montée par Hassan Kouyaté dans le souvenir du groupe African jazz et des accents d’Indépendance Tcha-Tcha. C’est pourquoi, ces rencontres sont dédiées à Manu Dibango qui aurait dû être des nôtres et nous lui consacrerons un hommage particulier au nom du collectif Esthétique(s) jazz.

Autre événement au cœur de ces rencontres : “Tropique de la Violence”, l’étonnant spectacle-jazz d’Alexandre Ze consacré à Mayotte, d’après le roman de Nathacha Appanah, avec la percussionniste Yuko Oshima.
(extrait du communiqué de presse)
Programme ICI.