Jazz Culture : Le Paradis d'Alain Cavalier

"Le Paradis", le journal intime filmé d'Alain Cavalier avec bande son par Lester Young.

Jazz Culture : Le Paradis d'Alain Cavalier
Photo - montage photo du film "Le Paradis" d'Alain Cavalier

Alain Cavalier, dont le film "Le Paradis" est sorti en salles le 8 octobre, présente ainsi son propos :
« Depuis l’enfance, j’ai eu la chance de traverser deux mini dépressions de bonheur et j’attends, tout à fait serein, la troisième. Ça me suffit pour croire en une certaine beauté de la vie et avoir le plaisir de tenter de la filmer sous toutes ses formes : arbres, animaux, dieux, humains… et cela à l’heure où l’amour est vif. L’innocence, le cinéaste en a perdu une partie. C’est si délicat à repérer autour de soi, si difficile à ne pas perdre au tournage. Ma reconnaissance va à ceux que vous regarderez à l’écran. Pour tenir tête au temps, j’ai une parade qui est de fouiller dans mon stock d’émotions et d’images anciennes. Non pour retrouver ce qui ne reviendra pas mais pour deviner dans l’hiver les signes du printemps. Cela permet de recommencer encore une journée d’un pas aisé. »

Le film dure 70 minutes. Une heure où l'esprit vagabonde dans les méandres du temps de l'innocence perdue, des verts sentiers de l'enfance évaouie de chacun. Une vacance au sens premier du terme - où clapotent les souvenirs enfouis d'odeurs de terre humide, de robots en fer blanc et d'oiseaux de porcelaines. Et au moment où on l'y attend le moins, un éblouissement. La seule musique invitée. À la 65ème minute. Elle envahit l'espace comme un premier matin du monde encore possible. Star Dust, de Lester Young avec Oscar Peterson en 1952. On sort bouleversé par la troisième mini dépression de bonheur.

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