Jazz Culture : L'âge d'or du jazz

Parution de « L’âge d’or du jazz » chez Wagram, à l'occasion des 60 ans de Jazz Magazine.

Jazz Culture : L'âge d'or du jazz
Photo - montage coffret Age d'Or du Jazz MEA 603*380

Après une première compilation Jazz Magazine / Jazzman reprenant 100 titres en 5 CD parue en 2012 et une deuxième, « Les grandes voix Jazz, Blues et Soul », en 2013, Lionel Eskenazi vient de sélectionner pour un coffret de 5 CD, « L’âge d’or du jazz » une bande son idéale nous replongeant dans les premières années du magazine historique.

Une présentation chronologique de 100 titres, sur la période 1954-1962 qui révèle son lot de délices oubliés à côté de chefs d'œuvre imparables.

«A Paris, à cette époque, le jazz est omniprésent à la radio (avec l’émission « Pour Ceux Qui Aiment le Jazz » de Franck Ténot et Daniel Filipacchi ), dans la presse, dans les films de la Nouvelle Vague, dans les milieux artistiques de Saint Germain-des-Prés et sur toutes les scènes de la capitale qui constituent le passage obligé des grands jazzmen américains. À leur contact, des figures comme Martial Solal, André Hodeir ou les Double Six (présents dans cette compilation) font émerger une scène française dont l’importance dans la vie du jazz n’a cessé de croître jusqu’à nos jours.

Ce jazz américain qui l’innerve connaît alors une diversité stylistique sans précédent, car jamais autant de générations de jazzmen ne s’étaient montrées simultanément aussi créatives. Ainsi, dans les catalogues phonographiques et dans les coulisses des festivals qui commencent à fleurir, se croisent les vétérans du jazz hot comme Louis Armstrong, les représentants de l’ère du swing (Duke Ellington ou Count Basie), les chefs de file du bebop (Dizzy Gillespie et Bud Powell), ces pionniers du jazz moderne (Thelonious Monk, Miles Davis et Charles Mingus) dont le langage trouve son plein épanouissement parmi les créateurs du hard bop (Horace Silver, Art Blakey) et les prophètes d’un avenir qui se déroule à vive allure de John Coltrane à Ornette Coleman, en passant par Eric Dolphy, Wayne Shorter, Herbie Hancock.

Ainsi, tout en même temps New Orleans, swing, bop, cool, funky, soul, free ou modal, le jazz est propice aux échanges : tout le monde joue et enregistre avec tout le monde, encouragé par les directeurs de labels de l’époque, tels Orrin Keepnews ou Norman Granz. C’est pourquoi nous avons prêté une attention particulière à ces rencontres au sommet que sont les séances réunissant Lionel Hampton et Stan Getz, Thelonious Monk et John Coltrane ou Duke Ellington avec Charles Mingus et Max Roach... »
Lionel Eskenazi, journaliste à Jazz Magazine Jazzman

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