Jazz Culture : Guy Le Querrec, l'Oeil de l'Eléphant

Le Festival du Regard présente L’oeil de l’éléphant, une rétrospective de photographies grand format de Guy Le Querrec.

Jazz Culture : Guy Le Querrec, l'Oeil de l'Eléphant
Guy Le Querrec ©Sergine Laloux

Le Festival du Regard présente L’oeil de l’éléphant , une rétrospective de photographies grand format de Guy Le Querrec, accompagnée par des musiciens renommés de la scène Jazz. Un spectacle unique mêlant projection photo et improvisation de jazz pour mettre en lumière les synergies entre les deux compositions.

Le photographe Guy Le Querrec aime les fables. L’oeil de l’éléphant s’apparente à l’ultime instant où le diaphragme de l’appareil photo s’ouvre. Chaque photo prise à ce moment-là fait appel à l’imagination, défie le regard. Depuis cinquante ans, le Leica de Le Querrec parle de légendes universelles imaginaires. Le Querrec projette le monde sur un immense écran blanc. Au pied de cet écran, un quatuor de rêve improvise et récupère la perception du temps imaginaire et différée de Le Querrec.

À travers des patrons rythmiques et harmoniques, un arc de tension ininterrompu est créé, où l’auditeur est toujours remis sur une fausse piste par des transitions surprenantes. Le tandem Texier-Drouet est le moteur propulseur. Les instrumentistes à vent Sclavis et Portal surprennent par leurs variations de tempos virtuoses et leurs subtiles nuances.
Une mise en scène singulière : les musiciens tournent le dos au public pour mieux interpréter les images projetées sur l’écran. L’addition de l’image en noir et blanc et de la musique colorisante donne tout le relief au récit.
Guy Le Querrec, de ses reportages pour l’agence Magnum aux quatre coins des cinq continents a rapporté des portraits, des scénarii, des moments de vie.

Les cartes vitales africaines, chinoises, sioux, de banlieues ou de la campagne profonde hexagonale se trouvent marquées par la sensibilité, le feeling, l’ironie, le rire et quelques larmes dissimulées au besoin.
Quelles que soient les lunettes que l’on porte, il y a tellement à lire dans l’oeil de l’éléphant…

  • Dimanche 21 juin à 21h au Théatre Alexandre-Dumas de Saint-Germain-en-Laye :
    Bruno Chevillon (contrebasse)
    Christophe Marguet (batterie)
    Michel Portal (clarinettes et sax)
    Louis Sclavis (clarinettes et sax)
    Guy Le Querrec (photographie)
    Gratuit dans la limite des places disponibles

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