Jazz Culture : Fred Pallem & le Sacre du Typan - Racontent les Fables de La Fontaine

“Fred Pallem & Le Sacre du Tympan racontent les Fables de La Fontaine”, les Fables de La Fontaine mises en musiques par Fred Pallem et racontées par Thomas de Pourquery, Nicole Ferroni, Sandra Nkaké, l’Oiseau Bleu, Thomas Scimeca, Rebecca Manzoni, …

Jazz Culture : Fred Pallem & le Sacre du Typan - Racontent les Fables de La Fontaine
Fred Pallem, © Sylvain Gripoix

S’il y a bien un compositeur à qui l’on ne peut pas reprocher de raconter des fables, c’est bien Fred Pallem. En plus de vingt ans de travaux, jamais il ne se répète, depuis son premier album de compositions avec son Sacre du Tympan en 2002, jusqu’à sa dernière “Odyssée” en 2018. Son parcours est truffé d’hommages aux compositeurs qu’il vénère (François de Roubaix), au cinéma qui le passionne (“Soul Cinéma”, “Soundtrax”), voire aux dessins animés de son enfance (“Cartoons”). 

Mais ce que l’on sait moins, c’est que Fred Pallem est également un amoureux des mots. On aurait pu le deviner par ses multiples collaborations avec des chanteurs et chanteuses (Lavilliers, Barbara Carlotti, MC Solaar, Clarika…) mais aujourd’hui les mots prennent le devant : « Tout d’abord j’avais envie de composer de la musique autour d’une voix parlée ; m’imprégner du rythme des mots et de leurs sons, ressentir le tempo de la diction, puis écrire de la musique à partir de cela. Nous avons donc enregistré les voix en premier et les musiques ensuite. » 

Des voix certes mais point n’importe lesquelles. Celles de fidèles parmi les fidèles : Thomas de Pourquery, Sandra Nkaké, Dom Farkas, Elise Caron, Arnaud Aymard aka L’Oiseau Bleu, Marcel Kanche… ; et celles d’un nouveau compagnonnage : Nicole Ferroni, Rebecca Manzoni, Thomas Scimeca (ex-Chiens de Navarre), ou encore Pascal Mendelson

Et à qui décide-t-il d’emprunter les mots ? Un ou une jeune auteur contemporain.e à la mode ? Que nenni. A sieur Jean de la Fontaine. « Pourquoi lui ? Je recherchais des textes qui ont une musique intrinsèque très forte avec des rimes et un nombre de pieds. Un peu comme du rap. J’avais été grisé par ma collaboration avec MC Solaar pour les Sessions Unik de Fip. Malheureusement, contacter des nouveaux auteurs aurait rendu le projet trop long à réaliser. Alors j’ai cherché dans les œuvres classiques de la poésie française et La Fontaine m’est apparu comme une évidence. Je me suis retrouvé avec des milliers de chefs d’œuvre d’écriture à disposition. Un premier choix a été effectué, puis les conteurs et conteuses ont fait des suggestions. Pour gagner en fluidité, simplicité et sérénité, j’ai travaillé avec des ami(e)s et des connaissances que j’apprécie depuis longtemps. » 

Côté musique, on le sait maintenant, Fred Pallem travaille depuis le début en famille, autant dire en amitié. « Pour les musiques, je me suis fixé des contraintes, car j’adore ça. Tout d’abord, une section rythmique avec mes vieux complices Ludovic Bruni à la guitare et Vincent Taeger à la batterie, une section de cordes (certains jouent dans le projet “L’Odyssée”) et je me suis chargé du reste, c’est-à-dire de tous les autres instruments. J’ai voulu quatorze titres variés empruntant à la musique classique, contemporaine, au funk, à la country, la musique de film ou la soul. Tous ces genres dont l’influence est durable dans mon esprit depuis bientôt trente ans. » 

Peut-être dans quelques années étudiera-t-on La Fontaine avec ce disque… ? Mais il ne faut jamais vendre la peau de l’ours…
(extrait du communiqué de presse)