Jazz Culture : Epistrophy n°5 consacré à Didier Lockwood

Le n°5 de la revue annuelle Epistrophy est consacré à Didier Lockwood (1956-2018) sous le titre “Pour une histoire immédiate du jazz en France”.

Jazz Culture : Epistrophy n°5 consacré à Didier Lockwood
Epistrophy n°5

Inaugurée en 2015 avec “Jazz et modernité”, la revue universitaire Epistrophy - propose dans sa 5ème livraison un dossier fourni consacré à Didier Lockwood. Au sommaire : 

  • Introduction. Pour une histoire immédiate du jazz en France, par Martin Guerpin
  • Frontières poreuses. La carrière éclectique de Didier Lockwood, par Lucas Le Texier
  • Dans l’antre du dieu Vander : Didier Lockwood et Magma, par Philippe Gonin
  • La séduction froide de Didier Lockwood dans Fasten Seat Belts (1982), par Ludovic Florin & Camille Noûs
  • Écrit et parlé : les expressions publiques de Didier Lockwood, par Laurent Cugny
  • Didier Lockwood et la pratique du jazz amateur : le cas du festival « Jazz In (A)out » à La Rochelle, par Pierre Sauvanet
  • Entretien avec Didier Lockwood, Paris, 11 mai 2016, par Mathilde Marsal
  • Discographie de Didier Lockwood, par Martin Guerpin et Lucas Le Texier

Extrait de l’introduction :
Didier Lockwood nous a quittés le 18 février 2018 à 62 ans. Ce numéro d’Epistrophy lui rend hommage. Mais que l’on ne s’y trompe pas : cet hommage consiste moins à célébrer (d’autres événements ont rempli cette fonction nécessaire  qu’à étudier.C’est la raison pour laquelle ce numéro paraît volontairement à une date qui ne correspond à aucun anniversaire. Le centenaire de la naissance de Didier Lockwood ou les 10 ans de son décès seront sans doute l’occasion de lui consacrer des manifestations musicales et scientifiques. Mais ces manifestations ne sont certainement pas moins opportunes quand elles sont organisées dans la deuxième année suivant le décès du violoniste, comme ce fut le cas de la journée d’études à l’origine de ce numéro ou même le 3714e jour suivant son dernier concert. Pas moins, en somme, que n’importe quel autre « non anniversaire » (pour reprendre l’expression de Lewis Carroll) dénué de toute symbolique numérique et finalement tout aussi arbitraire qu’un chiffre rond. Contingentes, les opportunités calendaires résultent de facteurs politiques (commémorations de cinquantenaires, de centenaires, etc., décidées de 1998 à 2018 par le Haut comité des Commémorations nationales, organe conseiller du Ministère de la Culture), financiers (une date « anniversaire » peut être un argument supplémentaire pour obtenir une subvention) ou même anthropologiques (l’être humain privilégie les chiffres ronds ; symboliquement, 100 pèse plus lourd que 101). Mais ces facteurs n’ont rien à voir avec ceux qui gouvernent le développement plus organique et plus autonome des questionnements, des méthodes et des connaissances (une publication traite d’une question et en ouvre d’autres que prennent en charge les travaux suivants). La logique commémorative est une chose. La logique historiographique en est une autre. (Martin Guerpin)