Jazz Culture : collection de vinyles jazz de Robert Ouzina

Ventes aux enchères à Drouot de la collection Ouzina.

Jazz Culture : collection de vinyles jazz de Robert Ouzina
quelques vinyles de Robert Ouzina

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, la jeunesse swingue au son du jazz. Arrivé dans les bagages des GI et de leurs clubs, ce style syncopé séduit aussi bien à Paris qu’à Alger, où les orchestres de jazz se produisent lors de «bouffas», boums algéroises.  

C’est alors qu’il effectuait ses classes que Robert Ouzina fut séduit par les sons incroyables émis par des trompettistes, qui ont pour nom Dizzy Gillespie, Miles Davis et Louis Armstrong. Avec Jacqueline, qu’il épouse en 1960, il ne manque pas un concert de la salle Bordes, et devient un client régulier d’Arnaud, disquaire de la rue Charles-Péguy, au pied de son bureau.  

Démobilisé l’année de son mariage, Ouzina est engagé par France 5, station radiophonique pour laquelle il présente le journal kabyle ; il anime également une émission consacrée au jazz, diffusée le dimanche soir, « les Échos de Harlem». Avec l’aide de Jacqueline, il initie les auditeurs à l’histoire de cette musique. On y remarque une prédilection de Robert Oudina pour le swing, le bebop, le westcoast et le hardbop. Le couple reçoit également les artistes de passage à Alger ; le saxophoniste Julian Cannonball Adderley, le batteur Art Blakey, ou encore Memphis Slim, qui sera plus tard leur voisin en France.  

Les événements de 1962 les décident à partir ; Robert intègre la RTF, Jacqueline se charge de rapatrier par avion (pour éviter l’humidité) la collection, déjà, de huit cents vinyles. Aujourd’hui, elle comprend quelque quatre mille albums, dont de nombreux édités par le label mythique Blue Note. 

La vente a lieu lundi 09 avril à 14h à la salle 2 de Drouot-Richelieu, après l'exposition publique du samedi 07 avril de 11h à 18h et le matin de la vente de 11h à 12h.