Jazz Culture : Cecil Taylor répond à Pierre Boulez en 1975

Pierre Boulez et le jazz.

Jazz Culture : Cecil Taylor répond à Pierre Boulez en 1975
Pierre Boulez ©Pierre Petitjean / Cecil Taylor ©X/DR

Pour Pierre Boulez, le jazz est demeuré « une musique de bar », et l’improvisation, qui la caractérise, « une sorte d’onanisme en public ».

Jugement et attitude que, poliment mais fermement, Schaeffner reprochera à Pierre Boulez (cf. Pierre Boulez & André Schaeffner, Correspondance 1954-1970, Paris, Fayard, 1998, édition établie, présentée et annotée par Rosângela Pereira de Tugny). On sait avec quelle verve Cecil Taylor répondit à Pierre Boulez dans un entretien qu’il accorda à Jazz Magazine (1975, 234 : 26-28), voyant dans ces réflexions non la marque d’une pensée esthétique mais la trace d’une éthique musicale puritaine qui veut éliminer le corps que pourtant le jeu instrumental requiert... En outre, ce n’était pas l’avis du confrère de Boulez, György Ligeti, pour qui le jazz demeure « la plus belle expression stylistique du siècle » (« Entretien avec Benoît Delbecq », Jazz Magazine, 1998, 484 : 32-34).

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