Jazz Culture : "Boppin' with Django" de Pierre Fargeton

A travers une analyse musicale poussée du langage de Django Reinhardt entre 1947 et 1953, “Boppin' with Django - L'influence du be-pop sur le langage tardif de Django Reinhardt” de Pierre Fargeton, s’attache à décrire et comprendre les mutations de son langage.

Jazz Culture : "Boppin' with Django" de Pierre Fargeton
"Boppin' with Django" de Pierre Fargeton, © Delacour

À l’aube des années 1950, alors qu’il revient à peine d’une tournée décevante aux États-Unis avec Duke Ellington, Django Reinhardt est parmi les premiers musiciens européens à sauter dans le train du bebop, ce « jazz moderne » inventé par Charlie Parker, Dizzy Gillespie et quelques autres. Un temps assigné à résidence d’un supposé « jazz manouche », Django montre rapidement qu’il n’est pas confiné dans le style qui a fait sa renommée au sein du Quintette du Hot Club de France avant-guerre. Auprès de la jeune génération de jazzmen parisiens qui tente d’imposer le bebop en France (Hubert Fol, Pierre Michelot, Roger Guérin…), Django ouvre au Club Saint-Germain une fertile nouvelle période créatrice, qui ne sera refermée que par sa disparition subite en 1953.

Amplification de la guitare acoustique, guitare électrique, abandon de la « pompe » de la guitare pour le jeu plus moderne de pianistes comme Maurice Vander ou Martial Solal, recherche d’un son tonitruant permettant une expressivité plus bop que swing, thèmes d’un tout nouveau cru (Nuits de Saint-Germain des Prés, Flèche d’Or, Anouman…), vocabulaire d’improvisation renouvelé à l’aune des trouvailles du bebop : une révolution tranquille.
(extrait du communiqué de presse)
Parution chez Delacour