Jazz Centenaire : Erroll Garner

Le pianiste et compositeur Erroll Garner aurait eu 100 ans le 15 juin 2021.

Jazz Centenaire : Erroll Garner
Erroll Garner, © Getty / Evening Standard

Le frère de Erroll Garner était aussi pianiste de jazz. Doué d’une oreille et d’une mémoire phénoménale, le jeune Erroll apprend surtout en regardant par-dessus l’épaule de la dame qui enseigne le piano dans la famille Garner. À dix ans, il se produit à la radio dans un orchestre d’enfants, les Kan-D-Kids.

De 1938 à 1941, il est dans l’orchestre de Leroy Brown. Il s’installe à New York en 1944, joue au Tondelayo’s et commence à attirer l’attention des musiciens de la 52ème rue. Timme Rosenkrantz l‘enregistre chez lui cette année-là au cours de séance privées (une bonne partie de ces séances a été publiée en microsillon). Début 1945, il remplace Art Tatum dans le trio de celui-ci, bientôt sous la houlette de Slam Stewart, et se produit aux Three Deuces. Il forme peu après un trio, trouvant d’emblée la formule qu’il gardera le restant de sa carrière.

En 1947, il est confronté en disque à Charlie Parker et dialogue avec le  Bird. En 1952, tournée de concerts avec la “Piano Parade” : il partage l’affiche avec Art Tatum, Meade Lux Lewis et Pete Johnson. En 1954, il accompagne en disque un chanteur qui n’est autre que Woody Herman…

En septembre 1955 a lieu le fameux enregistrement live à Carmel. Ce “Concert By The Sea” va rester longtemps la plus grosse vente de jazz au piano et lui vaudra un disque d’Or en 1958. À partir de 1957, ses innombrables tournées à l’étranger vont contribuer à son succès grandissant. Cette année-là, il reçoit le grand prix du disque à Paris et le Down Beat Award. Il apparaîtra dans de nombreuses émissions de télévision dans plusieurs pays.

En 1971, il enregistre Misty dont il est l’auteur, pour le film de Clint Eastwood “Play Misty For Me”. Erroll Garner a peu enregistré comme sideman, mais dans ces exceptions, on le retrouve aux côtés de Slam Stewart, Georgie Auld, Don Byas, Boyd Raeburn, Charlie Parker, Coleman Hawkins ou Johnny Hartman. Il mourra le 2 janvier 1977 des suites d’un cancer pulmonaire.
(d’après Le Nouveau dictionnaire du jazz - Philippe Baudoin)

Les superbes albums de sa dernière décennie ont été réédités récemment par Mack Avenue et présentés dans Open Jazz.