Jazz Bonus : Thomas Naïm - Sounds of Jimi

Rejouer Hendrix sans plagier, réécrire et réinventer des titres légendaires sans les dénaturer, c’est le défi que se lance Thomas Naïm en 2020, l’année qui marque les 50 ans de la disparition du plus emblématique des guitar heroes. “Sounds of Jimi” sort chez Rootless Blues/L’Autre distribution.

Jazz Bonus : Thomas Naïm - Sounds of Jimi
Thomas Naïm, © thomasnaim.bandcamp.com

L'histoire commence au début des années 90 quand, apprenti guitariste, Thomas Naïm entend pour la première fois Purple Haze, titre d’ouverture d’un polar réalisé par James Glickenhaus. Cette claque et cette sensation, il ne va plus jamais les oublier. Le jeune ado qui vient de commencer la guitare se plonge dans la discographie du mythique guitariste de Seattle. Sa porte d’entrée, une des multiples compilations disponibles, « Cornerstones, 1967/1970 ». Tout y est ou presque mais Thomas Naïm est également attiré par des titres moins connus comme Drifting ou Freedom. Puis il s’attaque au « Live At Monterey » (1967). Il dévore ce live et surtout le regarde en boucle en vidéo, fasciné par l’énergie et les expériences pyrotechniques qu’il y découvre. Il va enfin s’attaquer aux albums studio, aux live de Woodstock, de l’Isle Of Wight et de Berkeley. Il va aussi beaucoup écouter le « Band of Gypsys ». Bref une adolescence à écouter et surtout jouer son idole. 

Devenu guitariste professionnel, Thomas Naïm se souvient avoir joué du Hendrix de temps à autre sur scène, mais sans excès peut être avec le sentiment de s’attaquer à une intouchable icône. C’est finalement grâce à la voix de Hugh Coltman, que Thomas a invité à reprendre Castles Made Of Sand lors d’un concert que l’idée de proposer un hommage à Jimi commence à germer. L’idée lui prend alors de se replonger encore plus intensément dans l’œuvre de son héros pour y redécouvrir peut-être des titres qu’il avait moins remarqué à l’époque. L’occasion de rendre hommage aux qualités de compositeur d'Hendrix.

C’est en 2020 que Thomas Naïm invite Raphaël Chassin à la batterie et Marcello Giuliani à la basse pour s’attaquer à un album hommage. Avec une excitation et une curiosité non dissimulées, il va confronter son trio, avec lequel il collabore depuis des années aux compositions du maître. L’idée de départ n’est pas de reprendre les titres tel quel car cela n’aurait pas eu de réel intérêt artistique mais de trouver pour chaque morceau une esthétique plus personnelle, et à l’exception de deux ou trois titres chantés, de privilégier l’approche instrumentale. « Le challenge était de rejouer ses morceaux mais en donnant l’impression que ça pourrait être des titres à nous, en mettant en avant le son du trio. » 

Le résultat ? Une lecture personnelle de morceaux choisis et parfois méconnus et une envie de revisiter l'œuvre de Jimi Hendrix sur un nouveau mode.
(extrait du communiqué de presse)