Jazz Bonus : Simon Chivallon - Light Blue

Après un détour par un quartet/quintet, l’épreuve de vérité : premier album en trio, pour le pianiste Simon Chivallon. “Light Blue” sort en CD le 12 mars chez Jazz & People.

Jazz Bonus : Simon Chivallon - Light Blue
Simon Chivallon, © Jérémy Bruyère

Passant avec un égal bonheur de Monk aux Beatles, de Gabriel Fauré à Georges Brassens, le pianiste Simon Chivallon assume son amour de la mélodie et dévoile une série de compositions personnelles qui ne manquent pas de caractère. Avec une fraîcheur d’inspiration bienvenue, “Light Blue” impose le feeling et le lyrisme d’un artiste pour qui le jazz parle d’évidence.

Après un premier album avec sax et trompette, ​Simon Chivallon met en valeur ses ​talents de soliste et son goût prononcé pour la mélodie. Investissant le format du trio piano/contrebasse/batterie, il immortalise avec “​Light Blue” quelques-uns des airs et chansons qui lui sont chers, les traitant comme ses propres standards. Sous ses doigts, les mélodies de ​George Harrison, Georges Brassens ou Billy Strayhorn (le bras droit de Duke Ellington) deviennent des vecteurs pour développer son sens de l’improvisation et ses talents de mélodiste. Loin de toute contorsion intellectuelle et de tout arrangement alambiqué, il s’attelle à la plus difficile des missions : ​rendre justice aux mélodies​, dans le respect de leur simplicité et de la dynamique de leurs lignes originales.

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Il les joue, les enchante, et les fait sonner comme s’il les avait écrites. C’est ​ce qu’on aime dans son jeu : ​le naturel qu’il dégage, ​la présence qu’il insuffle aux thèmes, ​les résonances que gagnent les chansons jouées par le trio et les espaces que les trois musiciens leur ouvrent, dans lesquels ​le jeu de l’improvisation s’épanouit spontanément​, en parfaite intelligence.                                          

Cependant, même s’il fait son miel de Light Blue de Thelonious Monk ou de La Mer de Charles Trenet avec le même bonheur, ​Simon Chivallon ne se limite pas à être seulement interprète'. L’autre visage de ce disque est, en effet, dessiné par un ensemble de ​quatre compositions personnelles qui, dans pareil voisinage, ne manquent pas de caractère. D’une écriture qui dévoile là une ​sensibilité ouverte à l’influence de la pop​, qui ici emprunte son ​groove au hip-hop, le pianiste manifeste une vraie capacité à forger des morceaux qui s’apparentent à des chansons, caractérisées par un ​beat (The Wanch), une ​tourne (Joy) ou des mouvements harmoniques (Middle Avenue) irrésistibles. La clarté de leur carrure, l’assise franche de leur rythme, la présence de leur mélodie, tout contribue à ancrer ces thèmes dans la mémoire et à leur garder leur attrait et leur fraîcheur.

Pour son premier trio, Simon Chivallon a choisi le contrebassiste ​Nicolas Moreaux et le batteur ​Antoine Paganotti, les compagnons de route dont il avait besoin. Deux ​musiciens d’expérience​, ancrés dans la culture et la pratique du jazz, dont le tempérament calme et la musicalité incontestée allaient lui permettre de développer de manière fluide et posée ses premiers pas dans la ​formule du trio qu’il entend bien explorer « ​toute sa vie​ ».  Si ​le jazz est une manière de vivre la musique dans l’instant​, Simon Chivallon en est totalement l’incarnation, et chaque solo le démontre par ​sa spontanéité et sa franchise​. Il n’y a pas de place pour les faux-semblants ou pour le maniérisme : ce qui se joue est ce qui vient, ​une sensibilité qui s'exprime, un talent qui respire, et qui cherche à toucher celui qui l’écoute.
(extrait du communiqué de presse)