Jazz Bonus : Romain Pilon - Copper

Collecte de fonds pour le futur album “Copper” de Romain Pilon chez Jazz and People.

Jazz Bonus : Romain Pilon - Copper
Romain Pilon, © Pauline Penicaud

Le guitariste Romain Pilon et le label Jazz and People lancent une campagne participative afin de pouvoir sortir l’album “Copper”. Il ne reste plus que 5 jours pour compléter le financement qui atteignait 80% ce matin…

Trois premiers albums à la couleur plutôt acoustique, dont "The Magic Eye" avec Ben Wendel et Walter Smith III, avaient montré que Romain Pilon assumait une appropriation dynamique et moderne de la tradition, le rattachant au mouvement de renouveau qui porte la guitare entre Paris et New York. Cette fois, avec “Copper”, Romain Pilon ouvre son univers à un projet plus éclectique.

Renouant avec ses toutes premières influences adolescentes, le guitariste a imaginé un répertoire inédit de sa main dans lequel son talent se dévoile sous un jour différent. Usant d’un éventail d’effets et pédales qui permettent d’élargir la palette sonore de son univers, il ré-injecte dans sa musique les souvenirs de Led Zeppelin, les expérimentations du Herbie Hancock des années Headhunters, les métissages atmosphériques de Weather Report, le brutalisme sonore du Miles Davis des années dites «électriques »… tout en gardant une oreille attentive sur les innovations de certains contemporains comme la chanteuse anglaise Laura Mvula, le groupe australien Hiatus Kaiyote, le power combo californien Kneebody ou le prodige Taylor McFerrin.

Assumant ses envies de groove et ses rêves d'alliages sonores, en quête de métriques ludiques et de textures inhabituelles, le guitariste a imaginé une formation à l'instrumentation peu commune sous la forme d’un trio délibérément sans basse, qui repose sur l’axe constitué par les différents claviers croisés de Tony Paeleman (piano Fender Rhodes sous effets, synthétiseurs analogiques), nouveau spécialiste que l’on s’arrache (Living Being de Vincent Peirani, Circles d’Anne Paceo, The Watershed, etc.) et la batterie de Fred Pasqua, dont le jeu fourni et complexe assure une dynamique irrésistible à l’ensemble de son trio.

En invités très spéciaux, deux musiciens qui ont eux aussi la double culture du jazz et du groove, de l’acoustique et de l’électrique : le saxophoniste américain Seamus Blake, ancien partenaire de John Scofield, cofondateur des Bloomdaddies avec son alter ego Chris Cheek, qui fait preuve d'une maestria époustouflante lorsqu'il s'agit de se couler dans un groove ; et le pianiste français Pierre de Bethmann qui, exclusivement au piano, vient se confronter aux claviers de Tony Paeleman, avec son sens mélodique exceptionnel. Tous deux trouvent naturellement leur place dans l’univers de"Copper" tant ils évoluent avec aisance dans ce type d’environnement sonore.