Jazz Bonus : Romain Berrodier - Up There

A 40 ans, le pianiste Romain Berrodier enregistre son premier album “Up There” . Il choisit le trio pour mettre en relief ses compositions, s’entourant de l’immense André Ceccarelli à la batterie et de Antoine Reninger à la contrebasse.

Jazz Bonus : Romain Berrodier - Up There
Romain Berrodier, © Jeff Ludovicus

Issu d’une famille de musiciens, Romain Berrodier baigne depuis sa tendre enfance dans la musique pour laquelle il se passionne très tôt et c’est assez naturellement qu’il choisit d’en faire son métier. C’est en regardant son père jouer que Romain Berrodier débute le piano à l’âge de 8 ans à l’école de musique. Et c’est en accompagnant sa mère chanteuse qu’il commencera à en vivre dès ses 20 ans, entre concerts et piano-bars : « La meilleure des écoles ! ». 

En 2007 il intègre la Bill Evans Academy pour parfaire l’harmonie dont il est déjà friand. Sa polyvalence lui permet ensuite de devenir l’un des pianistes de référence dans la variété française. Il part en tournée avec Marc Lavoine, Rose, Grand Corps Malade et bien d’autres. Il est aujourd’hui l’un des accompagnateurs les plus demandés et apprécié sur scène, en studio ou sur les plateaux TV. 

Parallèlement, Romain Berrodier se perfectionne dans le jazz, musique chère à son cœur. Il compose, y assoit les bases de son vocabulaire, et trouve ainsi son propre son, sa signature musicale.

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La musique de Romain Berrodier oscille d’un univers à l’autre. On y croise les influences de Bill Evans, Keith Jarrett, ou Brad Mehldau, le tout sur une trame lyrique, épurée et délicate, moderne par endroit, mais résolument classique tant sur la forme que sur le fond. Romain Berrodier livre ici un jazz accessible, mélodique, au toucher subtil. On peut y déceler de part en part cette forme de romantisme, cultivée par le pianiste et que l’on retrouve d’ailleurs sur la pochette. 

Les conditions d’enregistrement furent volontairement périlleuses : à peine deux jours de studio, aucune répétition et pas plus de trois prises par morceaux ! Hommage ici à André Ceccarelli, dont le jeu aux balais, unique et incomparable, a sans doute permis de relever ce challenge. « Il fallait que cela fonctionne tout de suite, accepter de nous mettre un peu en danger, et que l’on reste dans cette forme d’impulsion nouvelle. » Retenir son souffle, être à l’écoute les uns des autres mais parvenir à jouer libéré, tel est le pari que Romain Berrodier a tenté de relever, car ce trio, contrairement aux apparences, n’avait encore jamais joué ensemble.

Parmi les onze titres de l’album, deux sont chantés. Le premier avec la chanteuse Anne Sila, qui s’était fait connaître du grand public dans « The Voice » et accompagnée par Romain Berrodier sur une jolie tournée piano-voix en 2017. Envoûtante et d’une extrême musicalité, Anne Sila chante le jazz et déambule ici avec élégance sur les accords subtilement égrenés par le pianiste, dans un univers qui n’est pas sans rappeler Chet Baker sur I Fall in Love Too Easily. Le deuxième titre est emmené par Xavier Druot, un chanteur habituellement pop/rock qui endosse ici le rôle du crooner sur le standard Blame it on my Youth. André Ceccarelli dira après la première prise avec son accent sudiste « Et pourquoi est-ce que je ne le connais pas, lui ? ». Le choix de mettre en avant les voix au mixage, vient de l’amour et du respect que porte Romain  Berrodier pour l’accompagnement des chanteurs et de la « chanson » sous toutes ses formes.

Pourquoi enregistrer un disque si tardivement ? « Je crois que tout arrive lorsque l’on est prêt, il y a juste un instant T où les choses doivent se figer, et où l’on accepte de ne plus pouvoir les changer ». Voilà le dilemme avec lequel Romain Berrodier a dû lutter avant d’accepter l’idée de fixer, d’enregistrer et d’enfin graver ses émotions. C'est sans doute aussi cela qui l’a poussé à réaliser ce premier album d’une façon si instinctive. Si on lui demande, il dira probablement que tout lui vient d’en haut, d’elle, de Linette, sa grand-mère à qui il dédie ici When You Wish Upon a Star, un classique de Disney, elle est comme une étoile qui le guide depuis toujours et qui continue de veiller sur lui. « Tout vient d’en haut mais rien ne tombe du ciel ».
(extrait du communiqué de presse)

Romai Berrodier (piano)
Antoine Reininger (contrebasse)
André Ceccarelli (batterie)