Jazz Bonus : "Rires de jazz" à la Fondation Dapper

Rencontres internationales "Esthétique(s) jazz : la scène et les images" au Musée Dapper à Paris.

Jazz Bonus : "Rires de jazz" à la Fondation Dapper
Photo - montage affiche rencontres Rires de Jazz

Au Musée Dapper à Paris a lieu les vendredi 28 et samedi 29 novembre la deuxième édition des Rencontres scientifiques Esthétique(s) Jazz : la scène et les images (entrée libre) conçues par le laboratoire SeFeA de la Sorbonne Nouvelle en partenariat avec Rennes 2, la Fondation Dapper et le soutien de l’IRET.

l'origine du jazz, il y a les spectacles musicaux et satiriques des esclaves sur les plantations, ces spectacles que les Bancs qualifiaient d'éthiopiens et qui inspirèrent les Minstrels Shows et la tradition du **Blackface*. Dans cette pratique musicale née au temps de l'esclavage, il y a une dimension ludique, un rire salvateur*, subversif et libérateur, un fracas de rires pour saper l'ordre esclavagiste, au nez et à la barbe du maître.

C'est ce rire ontologique qui travaille en profondeur l'esthétique jazz que nous souhaitons interroger, du geste comique et ludique du jazzman au corps musical de l'acteur comique. En quoi ces corps-jazz vibrant en rythme, au risque de la danse, sont-ils capables de produire une mécanique humoristique ou burlesque ? Et dans quelle mesure ces corps-jazz qui provoquent les rires jouent-ils à déconstruire les normes ?

Ces rires de jazz sont à explorer du côté des acteurs comiques, au corps musical, tels Jerry Lewis ou Louis de Funès ou des musiciens qui jouent leur jazz dans un éclat de rire tels Louis Amstrong, Fats Wallers, Dizzy Gilespie ou Cab Calloway. Tous ont le jeu en partage, un jeu-jazz qui marque l'histoire du comique. Sans oublier que, dans cette aventure des rires de jazz, Paris et ses scènes de music-hall tiennent une place particulière, du clown Chocolat à Henri Salvador en passant par Johnny Hudgins, Joséphine Baker ou Boris Vian et bien d'autres, comme plus récemment Jacques Gamblin ou Jacques Bonnaffé.

On s'interrogera aussi sur la façon dont le jazz peut créer ou soutenir les rires dans des films à genre, comme les films noirs ou encore dans le cinéma d'animation, de Tex Avery à la Panthère rose, des Aristochats à, plus récemment, Le Prince et la Grenouille.
Les communications porteront aussi bien sur des figures comiques marquantes d'acteurs ou de musiciens, sur des procédés humoristiques et burlesques qui se retrouvent au cinéma ou au théâtre, que sur des enjeux formels, historiques et anthropologiques."

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