Jazz Bonus : Lawrence Sieberth - An Evening in Paris

Le pianiste Lawrence Sieberth en congés de New Orleans pour enregistrer “An Evening in Paris” qui paraît chez Musik Blöc.

Jazz Bonus : Lawrence Sieberth - An Evening in Paris
Lawrence Sieberth, © Musik Blöc

En compagnie du saxophoniste Stéphane Guillaume, du bassiste Michel Benita et du batteur Jeff Boudreaux, le groupe du néo-orléanais Lawrence Sieberth dévoile un ensemble captivant de compositions profondément mélodiques.

Le pianiste Lawrence Sieberth s'est épanoui pendant des années sur la scène musicale de la Nouvelle-Orléans en portant de nombreux chapeaux musicaux : accompagnateur au clavier polyvalent, compositeur aux multiples facettes, chef d'orchestre, producteur, etc. Sur son nouvel album en quartet, “An Evening in Paris”, nous entendons un vétéran de la Nouvelle-Orléans dont l'excellente réputation le transporte bien au-delà de cette ville historique et sur la scène musicale mondiale. 

Lawrence Sieberth a traversé l'océan pour enregistrer avec Stéphane Guillaume (saxophones ténor/soprano) et Michel Benita (contrebasse), ainsi qu'avec Jeff Boudreaux (batterie), un expatrié de longue date basé à Paris et originaire de Louisiane. L'ensemble est composé d'originaux de Lawrence Sieberth, pour la plupart nouveaux, débordant d'invention mélodique et rythmique. Non loin de l'esthétique de son quartet de la Nouvelle-Orléans, qui a sorti les merveilleuses “Silhouettes” en 2017, “An Evening in Paris” fait ressortir une certaine chaleur tonale et une personnalité polyrythmique propres à ce groupe, même si elle met en valeur le pianiste à chaque étape. 

De la belle piste plaintive de départ aux pièces ruminantes et quelque peu tristes La Valse Parisienne et A Melody's Tale (toutes deux pour l'éloquent saxophone soprano de Stéphane Guillaume), l'attachement profond de Lawrence Sieberth à la mélodie transparaît. La composition de Pastoral,Le fantôme et Kinetic #8, plus funky et plus rythmé, et The Singing Bowl Song, subtilement amélioré (avec un échantillon de synthétiseur imitant un bol tibétain), révèlent encore d'autres couches de l'identité compositionnelle de Lawrence Sieberth. 

"Jouer avec ces musiciens m'a vraiment forcé à sortir de mon propre confort", conclut Lawrence Sieberth. Ils ont joué des choses auxquelles je n'aurais jamais pensé, mais il y avait toujours un sentiment de sécurité, même si j'étais obligé de sortir de ce qui m'était familier. Je n'avais pas vraiment besoin de dire grand chose, ce qui est la magie de cette musique".
(extrait du communiqué de presse en anglais - traduction E. Lacaze / A. Dutilh)