Jazz Bonus : John Coltrane - A Love Supreme : Live in Seattle

Mis à jour le lundi 25 octobre 2021 à 14h21

Un nouvel inédit de 1965 de John Coltrane “A Love Supreme : Live In Seattle” paraît chez Impulse ! En même temps qu'un "Chasin the Trane, Revisited" chez ezz-thetics.

Jazz Bonus : John Coltrane - A Love Supreme : Live in Seattle
John Coltrane, © Chuck Stewart Photography, LLC_Fireball Entertainment Group.

Près de soixante ans plus tard, Impulse! Records annonce la sortie d’un enregistrement privé présentant John Coltrane dans une des rares interprétations en club de son œuvre majeure A Love Supreme. Enregistré à la fin de l’année 1965 et ponctuant en beauté une résidence historique d’une semaine au Penthouse de Seattle, “A Love Supreme : Live In Seattle” permet de retrouver Coltrane étoffant son quartet classique - avec Pharoah Sanders au saxophone et Donald Garrett en seconde basse - et rentrant de plain-pied dans une période intense et spirituelle marquant la phase finale de sa carrière. 

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Paramétrer les cookies

“A Love Supreme : Live In Seattle” revêt une importance toute particulière; il était en effet rare d’entendre Coltrane interpréter sa suite en quatre parties, initialement enregistrée en studio en 1964. Pensé et composé comme une déclaration publique de ses croyances spirituelles et de ses sentiments universalistes, l’album est devenu un best-seller international également nommé aux Grammy Awards. Jusqu’alors, le seul enregistrement public connu de A Love Supreme avait été réalisé lors du festival français de Juan-Les-Pins en juillet 1965 et publié 20 ans plus tard. Datant d’octobre 1965, les bandes originales du concert de Seattle étaient restées dans la collection privée du saxophoniste et éducateur de Seattle Joe Brazil et n’avaient été entendues que par une poignée de musiciens et amis privilégiés - demeurant ainsi inconnues du grand public jusqu’à ce jour. 

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

“A Love Supreme : Live In Seattle” est une performance marquée par une approche plus relâchée et improvisée, avec, à l’image d’une messe dominicale, un sens de communion absolue dans l’interprétation. La formation en question inclut John Coltrane et Pharoah Sanders au saxophone, McCoy Tyner au piano, Elvin Jones à la batterie, et Jimmy Garrison et Donald (Rafael) Garrett à la contrebasse. Carlos Ward, un jeune saxophoniste qui débutait sa carrière, participe également au concert.

Comme le confirme l’historien de la musique Ashley Kahn dans les notes du livret, “A Love Supreme : Live In Seattle” “offre le premier témoignage de l’emprise de son expression spirituelle, présentant cette oeuvre marquante dans le cadre intimiste d’un club de jazz…Ce 2 octobre 1965, un samedi, à Seattle, tous les éléments étaient réunis: la musique, les musiciens, la salle, cet esprit de communion, un certain contexte politique. Coltrane choisit de l’interpréter à ce moment-là, et avec toute l’importance que cela revêt, un enregistrement est réalisé”.

Ashley Kahn poursuit dans les crédits détaillés, racontant l’histoire de “A Love Supreme : Live In Seattle” en partageant non seulement les mots des musiciens de l’époque mais également à travers de nombreux témoignages de gens dont la vie a été changée par cette résidence de Coltrane à Seattle en 1965 (qui resta sa seule visite en tant que leader dans la ville), dont Joe Brazil, Carlos Ward, et le bassiste David Friesen, qui déclare: “j’ai toujours cherché à être guidé par l’aspect spirituel de la musique et je continue à ce jour. Je me souviens m’être assis à coté de Coltrane lors d’une pause ce week-end là…j’étais particulièrement touché par la façon dont il se comportait avec les autres personnes. Il faisait preuve de beaucoup de clémence et de générosité avec les gens autour de lui, c’est ce que j’ai pu observer toute cette semaine-là”.

La musique de “A Love Supreme : Live In Seattle” a été enregistrée avec deux microphones montés sur scène, reliés à un enregistreur à bobines Ampex… Plutôt réservé aux collectionneurs qu’aux audiophiles. 

À noter que parallèlement, le label suisse ezz-thetics propose une version remastérisée, “Chasin’ The Thrane, Revisited”, reprenant les deux albums originellement publiés sur Impulse “Live at the Village Vanguard” et “Impressions”, enregistrés les 2 et 3 novembre 1961 avec Elvin Jones, McCoy Tyner, Jimmy Garrison, Reggie Workman et Eric Dolphy. La précision du son sublime encore la fièvre des ces soirées.
(extrait du communiqué de presse)