Jazz Bonus : Grands Portraits n°2 Pat Metheny

La série des Grands Portraits d'Open Jazz : Pat Metheny en huit épisodes.

Jazz Bonus : Grands Portraits n°2 Pat Metheny
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Grands Portraits Open Jazz : Pat Metheny

France Musique publie les Grands Portraits d'Open Jazz, une série d'interviews des grands du jazz collectées par Alex Dutilh. Pour que fourmis et cigales swinguent tout l'été et à toute heure, un nouveau Grand Portrait sera proposé sur francemusique.fr chaque lundi jusqu'à la fin du mois d'août. Les précédents restant évidemment disponibles… Quand Open Jazz prend des vacances, le jazz reste open sur France Musique !

Tout petit déjà… Avant d’être le guitariste phare d’une génération dorée (celle de John Scofield, Bill Frisell, John Abercrombie…), il fut trompettiste. Et il l’affirme sans ambages dans l’interview recueillie par Alex Dutilh dans son appartement du Upper West Side new-yorkais, « quand j’improvise, je pense moins en tant que guitariste que comme trompettiste. C’est l’instrument dont le phrasé, la respiration, m’a le plus marqué. D’ailleurs, c’est pour cela que je n’ai quasiment jamais joué avec des trompettistes : j’en suis un ! »

Surprenant de la part d’un guitar hero qui entra pour la première fois en studio à 19 ans (il est né le 12 août 1954 dans le Missouri), découvert par Paul Bley, et qui enregistra son premier disque en leader à 21 ans en faisant confiance à un bassiste alors totalement inconnu : Jaco Pastorius !

Tout est allé très vite pour celui dont la tenue de scène se limita longtemps à un t-shirt rayé bleu marine et blanc, façon Agnès B. Gary Burton le porta sur les fonds baptismaux, Michael Brecker le voulut à ses côtés pour son requiem. Entre temps, une déclaration d’amour fou à la musique d’Ornette Coleman, une amitié indéfectible avec Charlie Haden, la confiance de Steve Reich, des albums allumés de guitare solo, des trios avec ce qui se fait de plus classieux en matière de rythmique (Roy Haynes, Jack DeJohnette, Billy Higgins ou Antonio Sanchez coté batteurs, Dave Holland, Charle Haden, Larry Grenadier ou Christian McBride côté bassistes), des duos avec son maître Jim Hall, son ami Brad Mehldau, son mentor Charlie Haden…

Quant au versant le plus adulé (et le plus controversé) de sa carrière, le Pat Metheny Group, il faut aujourd’hui l’écouter comme un terrain d’exploration, une palette de textures, un banc d’essai : « je n’ai jamais cherché le succès, affirme-t-il, il m’est tombé dessus immédiatement. J’ai eu une chance inouïe, car je n’avais fait aucune concession ». Et ça continue pour celui qui publia un « Orchestrion » où il jouait l’homme-orchestre, mi Capitaine Nemo, mi gamin à quatre pattes devant sa collection de trains électriques.

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