Jazz Bonus : Emi Makabe - Anniversary

La chanteuse et compositrice Emi Makabe publie son premier album “Anniversary” chez Greenleaf, avec un groupe new-yorkais de premier plan, composé de Vitor Gonçalves, Thomas Morgan et Kenny Wollesen.

Jazz Bonus : Emi Makabe - Anniversary
Emi Makabe, © greenleafmusic.com

"La compositrice Emi Makabe propose un jazz imaginatif influencé par le folklore japonais, tissant son jeu de shamisen et sa voix avec des arrangements colorés.” - Time Out New York

Anniversary” présente Emi Makabe dans un ensemble de compositions originales, qui empruntent à la pop et aux mélodies traditionnelles japonaises pour une instrumentation et une improvisation résolument jazz. L'art intime de la chanteuse, compositrice et instrumentiste Emi Makabe est tout à fait singulier, même s'il résonne d'inspirations allant de Joni Mitchell et Theo Bleckmann à la musique japonaise et à l'improvisation jazz. 

Née et élevée au Japon, mais résidant à New York depuis plus de dix ans, Emi Makabe a étudié avec Theo Bleckmann, Jen Shyu et Judith Berkson. Elle est devenue particulièrement active sur la scène créative de la ville, se produisant au 55 Bar, au Rockwood Music Hall, au Shapeshifter Lab, à la St. Peter Church et à l'ancien Cornelia Street Café. Elle s'est également aventurée en Europe, chantant et jouant de son shamisen japonais (un instrument ressemblant au banjo) en duo avec son mari, le bassiste Thomas Morgan, au festival de jazz de Copenhague. 

“Anniversary” met en scène Emi Makabe au chant et au shamisen aux côtés d'un trio de pointures du jazz new-yorkais : Thomas Morgan à la contrebasse, Vitor Gonçalves au piano et à l’accordéon et Kenny Wollesen à la batterie et au vibraphone. Emi Makabe chante en anglais, en japonais et sans paroles sur des arrangements particulièrement aérés.

““Anniversary” est un album indubitablement émotionnel, influencé par un partenariat amoureux ainsi que par les nouveaux amis et la famille éloignée par mon expérience de l’immigration. Le titre Anniversary a deux significations", explique Emi Makabe. "J'ai écrit la chanson titre pour mon compagnon, Thomas, le jour anniversaire de notre rencontre. De plus, l'album a été enregistré juste après le 10e anniversaire de mon déménagement du Japon à New York. C'est avec une profonde gratitude que je dédie cet album à mes parents et à toute ma famille, mes amis et mes mentors".

Emi Makabe a grandi en chantant et en jouant de multiples instruments, apprenant les styles folkloriques japonais de nagauta et de minyo auprès de sa mère. La jeune musicienne a également été attirée par les Beatles, Joni Mitchell, Ella Fitzgerald et Billie Holiday. La personnalité de Betty Carter, "qui m'a ouvert l'esprit aux possibilités de l'improvisation", a été une révélation lors de son installation à New York. Outre l'influence de la souplesse vocale de Theo Bleckmann, Emi Makabe a également été inspirée par la voix de Meredith Monk et, plus tard, par celle de la chanteuse américano-arménienne Areni Agbabian. "J'aime utiliser ma voix comme un instrument", dit Emi. "Les mélodies et les syllabes de la musique traditionnelle japonaise ressortent naturellement, même inconsciemment dans ma musique."

Les arrangements de “Anniversary” évoquent également de multiples mondes, et Emi Makabe s'empresse de qualifier l'album de "son d'ensemble", ajoutant que les musiciens "ne sont pas seulement des accompagnateurs. Il y a beaucoup d'improvisation. Vitor, Kenny et Thomas sont si bons qu'ils tirent toujours le meilleur parti de chaque morceau, aussi délicat soit-il. Je joue avec Vitor depuis près de dix ans, depuis que nous sommes étudiants au City College de New York - il connaît vraiment ma musique. Vitor vient du Brésil et il a une forte sensibilité rythmique, que l'on peut entendre dans des chansons comme Rino, qui a été inspirée par un voyage en solo que j'ai fait à Salvador, au Brésil. Son accordéon peut aussi être très atmosphérique, comme dans Mielcke, où Kenny s'accorde merveilleusement avec lui sur le vibraphone. Pour un chanteur, Kenny est vraiment un batteur idéal, car il est totalement polyvalent. Il peut jouer de tout : du rock, de la pop, du jazz. Quant à Thomas, je suis d'accord avec le grand batteur Dan Weiss, qui appelle Thomas "Rock". Il est comme ça pour moi, solide comme un roc, mais aussi un musicien d’une extrême sensibilité, avec un très beau son. Je suis très heureuse de la façon dont nous avons réalisé cet album à quatre. Et si cette musique aide à élever ceux qui l'écoutent, rien ne me rendrait plus heureuse".
(extrait du communiqué de presse en anglais - traduction E. Lacaze / A. Dutilh)