Jazz Bonus : Christofer Bjurström - Écume de mai

Le thème de l’album “Ecume de mai” du pianiste Christofer Bjurström, est une exploration de l’empreinte, du vestige, de la trace ; un questionnement autour de nos paysages intérieurs, de la singularité de leur construction.

Jazz Bonus : Christofer Bjurström - Écume de mai
Christofer Bjurström, © Hervé Le Gall

L’écume de mai est un phénomène de bord de mer, qui apparaît souvent au printemps. C’est une formation accrue d’écume, dont une partie peut s’envoler en direction des terres, portée par le vent. Cette écume, cette empreinte de mer, est le produit du bouillonnement interne de la mer, et des circonstances environnantes. A travers cette image des bords de mer, Christofer Bjurström évoque dans cet album tout ce qui va construire notre singularité et dont seule l’écume est accessible, tout l’environnement passé et présent qui interagit avec notre présence au monde. 

C’est tout ce que nous aurions voulu faire et n’avons pas fait,   Ce qui a voulu prendre la parole et n’a pas trouvé les mots qu’il fallait,   Tout ce qui nous a quittés sans rien nous dire de son secret,   Ce que nous pouvons toucher et même creuser par le fer sans jamais l’atteindre,   Ce qui est devenu vagues et encore vagues parce qu’il se cherche sans se trouver,   Ce qui est devenu écume pour ne pas mourir tout à fait,   Ce qui est devenu sillage de quelques secondes par goût fondamental de l’éternel,   Ce qui avance dans les profondeurs et ne montera jamais à la surface,   Ce qui avance à la surface et redoute les profondeurs,   Tout cela et bien plus encore, La mer. Jules Supervielle / Oublieuse Mémoire 

Au départ de ce voyage intime en piano solo se trouvent neuf poèmes qui ont été en quelque sorte les « facteurs déclenchants » des morceaux qui constituent cet album. Ces poèmes sont de Jules Supervielle, Abdellatif Laâbi, Claude Roy, Bo Carpelan, Emily Dickinson, Sylvia Plath et Raymond Carver. L’album sort chez MZ Records.
(extrait du communiqué de presse)