Jazz Bonus : Charles Pasi - Zebra

“Zebra” est le deuxième disque de Charles Pasi pour le label Blue Note. Un disque composé sur deux ans pendant la tournée pour “Bricks”, son précédent album.

Jazz Bonus : Charles Pasi - Zebra
Charles Pasi, © Blue Note

Une centaine de dates à travers le monde, Chine, Tunisie, Pays-Bas, Turquie, La Réunion, l’île Maurice... Il faut dire que Charles Pasi, depuis ses débuts,  se moque des frontières et des limites. Finaliste de l’International Blues Challenge de Memphis en 2006, il assure les premières parties de Neil Young puis signe chez Blue Note en 2015. Un rêve de gosse devenu réalité.

Le  zèbre,  “Zebra”  en  anglais,  est un drôle d’animal. Ni roi de la jungle, ni héros des documentaires animaliers, il parcourt, en toute discrétion, de longues distances habillé de noir et de blanc, symbole d’une espèce métissée et menacée.

La musique de Charles Pasi lui ressemble. Elle est à la fois acoustique et électrique, tellurique  et  dynamique,  colorée  et  sombre.  Généreuse  et  fragile.  Elle  mêle  les sentiments et les grooves. Elle vibre avec une intensité de velours, loin des modes et des obligations. Ce nouvel album de Charles Pasi, toujours chez Blue Note, composé entre Istanbul, Paris, Casablanca, New York et l’île Maurice, avec Cyril Atef à la batterie, Vincent Peirani à l’accordéon et Fred Dupont à l’orgue et aux claviers, est une migration sans frontière et aux rayures mouvantes et libres. C’est un disque qui refuse les chapelles et les raccourcis.

"Je voulais faire un disque "sauvage", pas de maquettes, pas de répétitions, j'ai appelé des  musiciens  que  j'estime  mais  que  je  ne  connaissais pas  personnellement  (pour certains) et qui n'avaient jamais joué ensemble. Juste un rendez-vous en studio et voir ce  qu'il  se  passe,  avec  les  risques  et  l'excitation  que  ça  implique.À  l’ère  des producteurs rois, je voulais entendre des musiciens jouer. Prendre à contre-pied une tendance un peu métronomique. Aujourd'hui, tout est très, trop cogité. Comme si l’on n’avait  plus  le  droit  à  l’erreur.  À  l’accident.  On  joue  sa  vie  sur  un  single.  C’est regrettable."

Le zèbre, pourquoi fait-il des migrations? Pour se nourrir. Moi aussi, je voyage pour pouvoir  bouffer.  Et  le  zèbre  ne  fait  que  suivre  son  instinct  en  essayant  d'éviter  les crocodiles...”ajoute  Charles,  amusé.  ZEBRA  est encore  l’anagramme  de  BRAZE (soudé  dans  la  langue  de  John  Coltrane).  Ou  quand  plusieurs  éléments  se  fondent pour donner naissance à un disque inclassable.
(extrait du communiqué de presse)