Jazz Bonus : Arteskor - Hong

“Hong” qui paraît chez Juste une Trace/Socadisc, est le premier album de l’Arteskor Orkestra du bassiste et compositeur Laurent Bonnot.

Jazz Bonus : Arteskor - Hong
Artesko Orkestra, © Juste une Trace

Hong”, entre jazz et classique, s’écoute comme on regarde du grand cinéma. Le casting est de rêve, les scènes se succèdent, les dialogues sont riches, les émotions fusent. Le tout est projeté pendant plus d’une heure, méticuleusement, soigneusement et passionnément.

Bassiste et compositeur français originaire de Bourgogne, fils d’accordéoniste imprégné de musiques traditionnelles, Laurent Bonnot étudie d’abord le violon et la guitare et s’initie aux musiques classiques. Diplômé du Conservatoire de Dijon, titulaire d’un Master en Musicologie où il apprend les techniques d’arrangement auprès de Laurent Cugny, il s’intéresse aussi aux musiques latines et aux techniques d’arrangement pour Big Band. 

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Ses quatre précédents albums réunissent de grands noms du jazz. Il y côtoie Dave Liebman, Emmanuel Bex, David Venitucci ou encore Romain Pilon dans “The Time of Monsters” (2015), puis Médéric Collignon, Serge Lazarevitch et Laurent Dehors dans “Hermit’s Dream” en 2016. Son troisième album, “Black Lion” (2018), le verra aux côtés de Manu Codjia, Pierre de Bethmann, Sylvain Beuf, Pierrick Pédron et Franck Agulhon. Enfin, il enregistrera en 2019 l’album “Songs for Oscar”, avec le grand pianiste américain Marc Copland, Ramon Lopez et Gueorgui Kornazov, album sorti en septembre 2020 sur le label Juste Une Trace. 

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Avec “Hong”, son cinquième album, Laurent Bonnot nous propose un projet atypique et ambitieux qui lui tient à cœur depuis plusieurs années. Il forme le grand ensemble Arteskor Orkestra pour interpréter des compositions originales minutieusement arrangées. Il réunit Louis Moutin - avec qui il a déjà joué dans le trio de Benjamin Moussay - Stéphane Guillaume et Manuel Rocheman, rencontrés tous deux au CMDL (Centre des Musiques Didier Lockwood). Trois musiciens que l'on ne présente plus. 

Au cor, nous pouvons entendre Corentin Billet, corniste classique au son symphonique par excellence, ayant fait ses classes au CNSM de Paris, et régulièrement appelé par l’Orchestre National de l’Opéra de Paris, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse ou encore l’Orchestre Lamoureux. 

Son binôme Armand Dubois-Gourut, corniste classique de par ses études, notamment à la Haute Ecole de Musique de Genève, mais également musicien éclectique. Passionné de jazz, il suit l’enseignement de Denis Leloup avant de se produire dans plusieurs formations telles que la Greenwich Session de Luigi Grasso, l’Ensemble Hervé Sellin All Stars ou encore le Gilles Naturel Octet. 

Maxime Berton assure le pupitre de clarinette basse et saxophone baryton. Musicien de jazz bien connu des clubs parisiens, il a déjà partagé la scène avec Denis Leloup, Claude Egea, Stéphane Guillaume ou encore Baptiste Herbin. 

Balthazar Naturel est au hautbois et au cor anglais. Issu du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, il maîtrise de nombreux instruments et multiplie les projets notamment avec Etienne M’Bappé & the Prophets, Hippocampe fou, Luigi Grasso & the Greenwich Session Nonet, Camille Durand & Wanderlust Orchestra, Julian Caetano Quartet, Simon Chivallon & The Hang, ou son propre groupe Monsieur Mâlâ. 

À la flûte et flûte basse, on entend Sylvaine Hélary, musicienne classique ayant plongé dans les vertiges de l’improvisation auprès de Bernard Lubat. Elle a fait partie du Surnatural Orchestra pendant dix ans, a joué avec le sextet de Marc Ducret, le septet « Anabasis » de Dominique Pifarély, le quintet de Didier Levallet ou encore celui de Jozef Dumoulin et a collaboré avec de nombreux musiciens tels que Steve Coleman, Dominique A, Théo Ceccaldi, Sylvain Rifflet ou encore Edward Perraud. 

Enfin, on retrouve Élodie Pasquier à la clarinette. Musicienne au sein du «Danzas» de Jean-Marie Machado, elle joue également aux côtés du guitariste Gilles Coronado ou dans La Litanie des Cîmes du violoniste Clément Janinet. 

Avec Arteskor Orkestra, cette formation en tentet, Laurent Bonnot revisite le BigBand de Jazz en remplaçant ses trois pupitres traditionnels par des instruments au timbre plus «doux». Ainsi, la flûte et le hautbois prennent la place des trompettes ; la clarinette, le saxophone soprano et la clarinette basse se substituent aux saxophones ; les cors remplacent les trombones. Il unit la puissance orchestrale du big band au timbre feutré du quintette à vent, rassemblant ainsi ses deux passions, le jazz et la musique classique. Élodie Pasquier et Sylvaine Hélary apportent également par moment une couleur particulière, celle de la musique improvisée. 

La musique, très écrite, emprunte au courant «impressionniste» français du début du XXè siècle, et l’on devine aisément la présence de Debussy ou de Ravel dans quelques sentiers empruntés. Le contrepoint, les techniques de compositions plus modernes, comme le palindrome musical, ainsi que l'apport de la forme Sonate - bi-thématisme, tri-thématisme - sont le fondement de l’orchestre, mais s'agissant avant tout d’un big-band, la corrélation avec le jazz et « les musiques à groove » reste prédominante. La notion de chorus étant indissociable du Jazz, la mise en valeur d'un soliste se fait par le biais de l’improvisation, généralement sur des grilles harmoniques très modulantes et souvent dans des métriques impaires. On ressent une forte volonté de la part de Laurent Bonnot de casser les codes compositionnels traditionnels.

“Hong” comporte huit compositions originales. Plus d’une heure de création musicale durant laquelle des courts métrages se succèdent, des histoires qu’on redécouvre à chaque écoute.
(extrait du communiqué de presse)