Jazz Bonus : André Ceccarelli, Pierre-Alain Goualch, Diego Imbert - Porgy & Bess

“Porgy & Bess” de Diego Imbert, Pierre-Alain Goualch et André Ceccarelli marque la nouvelle étape d’une aventure commune où la complicité ne cesse de se ciseler depuis plus de dix ans au fil de centaines de concerts et émaillée de quatre albums.

Jazz Bonus : André Ceccarelli, Pierre-Alain Goualch, Diego Imbert - Porgy & Bess
Pierre-Alain Goualch, André Ceccarelli, Diego Imbert, © Pierre Colletti

Aborder l’opéra de George Gershwin "Porgy and Bess", c’est se saisir d’une œuvre majeure du répertoire lyrique américain qui s’inscrit, en outre, aux fondements même du jazz, tant l’œuvre a été étudiée, revisitée, triturée pour être adoptée par des générations de musiciens, au travers de certains de ses airs, devenus des standards incontournables du jazz, à l’image de Summertime.

"Porgy and Bess" a été immortalisée par d’illustres artistes. On peut retenir les versions d’Ella Fitzgerald et Louis Armstrong, celle de Miles Davis et Gil Evans, celles encore d’Oscar Peterson et Joe Pass ou de Joe Henderson auteur des arrangements du thème « Oh Bess, Oh where‘s My Bess » repris dans ce disque. C’est donc une gageure de s’attaquer une nouvelle fois à Porgy and Bess car il faut éviter l‘écueil des clichés, s’affranchir des poncifs, risquer l’audace pour emprunter des chemins encore inexplorés. Cela peut également inviter à la question suivante : « une œuvre classique a-t-elle fini de dire ce qu’elle a à dire ? » à laquelle le batteur André Ceccarelli, le pianiste Pierre-Alain Goualch et le contrebassiste Diego Imbert répondent en apportant brillamment la preuve que tout n’a effectivement pas encore été dit.

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Le trio s’approprie ici l’œuvre de George Gershwin, à l’image des arrangements de Pierre-Alain Goualch, de ceux de Diego Imbert ou de l’intervention de David Linx qui signe les paroles de Can I Get an Amen, pour en livrer une vision personnelle aux élans parfois monkiens, aux atmosphères suggérant le bouillonnement de Catfish Row, le quartier imaginaire de Charleston en Caroline du Sud où se situe l’action de "Porgy And Bess", ou rappelant la Tin Pan Alley, surnom donné à la 28ème rue Ouest de New York, fréquentée par George Gershwin. Ce "Porgy And Bess" est aussi l’occasion de célébrer l’expérience et le talent de chacun des musiciens qui servent avec créativité, brio et élégance la formule piano-contrebasse-batterie au sein duquel l’alchimie opère une fois de plus.
Vincent Oudot
(extrait du communiqué de presse)

Où écouter

  • A Paris (75) jeudi 09 décembre à 20h au Bal Blomet