Jazz Bonus : Afro-Cuban All Stars - A Toda Cuba Le Gusta

Le premier enregistrement des mythiques sessions du Buena Vita Social Club “A Toda Cuba Le Gusta”, est disponible pour la première fois en vinyle chez World Circuit/Pias.

Jazz Bonus : Afro-Cuban All Stars - A Toda Cuba Le Gusta
Afro Cuban All Star, © Paul Parinussa

L'album “A Toda Cuba Le Gusta” des Afro Cuban All Stars fut le premier d’une magnifique trilogie enregistrée par World Circuit en seulement deux semaines lors d’une séance d’enregistrement aux Studios Egrem à La Havane en 1996. Les deux autres albums mythiques, partageant beaucoup d’artistes en commun sont ‘Buena Vista Social Club’ et ‘Introducing…Rubén Gonzalez’.

Les All Stars furent réunis par le directeur artistique et musical du projet Juan de Marcos González pour accompagner ses héros : les légendaires soneros (chanteurs) des années 40 et 50 – “l’Âge d’Or” de la musique cubaine. Les treize membres du All Stars sont un rassemblement de quatre générations des meilleurs artistes cubains ; du chanteur Pio Leyva qui avait presque quatre-vingt ans au moment de l'enregistrement à Julienne Oviedo le joueur de timbales qui n’en avait que treize ! Et la liste des participants est impressionnante ; parmi les chanteurs on retrouve Ibrahim Ferrer et Manuel ‘Puntillita’ Licea. Pour les accompagner, Juan de Marcos a convaincu le pianiste Ruben Gonzalez de sortir de sa retraite. Il y a également deux grands musiciens qui sont devenus par la suite le coeur de Buena Vista Social Club : Orlando ‘Cachaito’ López à la contrebasse et Manuel 'Guajiro' Mirabal à la trompette. Le grand Miguel ‘Angá’ Díaz joue les congas et il y a des invités de marque : Ry Cooder à la guitare sur Alto Songo, Richard Egües (le flutiste de Orquesta Aragon) sur Havana del Este et Barbarito Torres au laud sur Amor Verdadero.

En célébrant la diversité de la musique cubaine, les dix chansons de l’album parcourent un éventail de styles cubains incluant le danzón, le son montuno, le guaguancó, le mozambique, l’afro-cubain, le mambo et le guajira.

L’atmosphère aux Studios EGREM de La Havane était électrique. Les musiciens les plus jeunes jouaient avec leurs héros et les musiciens les plus âgés étaient inspirés par l’énergie les entourant. Les chanteurs, renouvelant d’anciennes rivalités, ont tout fait pour se surpasser. Des musiciens visiteurs venaient chaque jour s’entasser dans la cabine pour regarder les avancées de l’enregistrement qui fut entièrement terminé en une semaine.