Jazz au Trésor : Tony Bennett - Milestones of A Jazz Legend

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Cette semaine, la publication chez The Intense Media (dist. UVM) d’un coffret de 10 CD « Tony Bennett, Milestones of a Legend » reprenant 19 albums des débuts de la carrière du chanteur, entre 1950 et 1962.

Jazz au Trésor : Tony Bennett - Milestones of A Jazz Legend
Tony Bennett, © Getty / Redferns

De son vrai nom Anthony Dominick Benedetto, né le 3 août 1926 dans le Queens new-yorkais au sein une famille italo-américaine, Tony Bennett est l’un des derniers survivants de la grande tradition des crooners. Entamée en 1950 et immédiatement couronnée de succès, sa carrière connaitra un creux à partir de 1965, dans les années d’explosion du rock. Ce sont ses sublimes duos avec le pianiste Bill Evans, en 1975 et 76 qui le sortiront de l’ornière, avant un retour au premier plan qui le verra truster toutes les récompenses et se frotter à une série d’icônes pop, jusqu’à des albums de duos avec… Amy Winehouse ou Lady Gaga !

Le présent coffret va puiser à l’autre extrémité de sa trajectoire, ses 19 premiers albums (il compte aujourd’hui 57 albums en studio et 11 en concert). C’est Bob Hope qui le découvrit en 1949 et réussit à le convaincre de changer son pseudonyme, Joe Bari, pour celui de Tony Bennett. Dans la foulée, il lui obtint un contrat chez Columbia. Ses treize premières années sont regroupées dans « Milestones of a Legend ». Présentation minimale (titres et personnel au dos de chaque pochette cartonnée), mais l’occasion de compléter à prix budget une discographie qu’il était compliqué de rassembler jusqu’ici de manière exhaustive. 

Big bands, orchestres à cordes, combos de jazz, duos piano-voix, peu lui importe le contexte, jusqu’au célèbre « I Let My Heart In San Francisco » de 1962, il épate par le naturel de son timbre de voix et sa mise en place rythmique. Avec Frank Sinatra, Johnny Hartman et plus tard Mel Tormé, il incarne ce statut très américain des vocalistes masculins de jazz qui, depuis Bing Crosby, dilatent le genre pour aller se frotter au grand public. 

  • Give Me The Simple Life

« Cloud 7 »
Tony Bennett (voix)
Charles Panely (trompette)
Dave Schildkraut (sax alto)
Cesar DiMauro (sax ténor)
Chuck Wayne (guitare, arrangements)
Harvey Leonard (piano)
Clyde Lombardi (contrebasse)
Ed Shaughnessy (batterie)
Enregistré le 6 août ou le 22 décembre 1954

  • Let’s Begin

« The Beat Of My Heart »
Tony Bennett (voix)
Nat Adderley (trompette)
Robert Alexander, Jim Dahl, Kai Winding (trombone)
Herbie Mann, Spencer Sinatra, William Slapin (flûte)
Al Cohn (sax ténor)
Ralph Sharon (piano, arrangements)
Eddie Costa (vibraphone)
John Pisano (guitare)
Milt Hinton, Eddie Safranski (contrebasse)
Art Blakey (batterie)
Enregistré le 14 octobre 1957 à New York

  • Strike Up the Band

« Bennett & Basie - Strike Up the Band »
Tony Bennett (voix)
Ralph Sharon (piano, arrangements)
Thad Jones, Snooky Young, Wendell Culley, Joe Newman (trompette)
Benny Powell, Henry Coker, Al Grey (trombone)
Marshall Royal, Frank Wess (sax alto)
Frank Foster, Billy Mitchell (sax ténor)
Charlie Fowlkes (sax Baryton)
Count Basie (piano)
Freddie Green (guitare)
Eddie Jones (contrebasse)
Sonny Payne (batterie)
Enregistré les 3 et 5 janvier 1959 à New York

  • I Didn’t Know What Time It Was

« Sings for Two »
Tony Bennett (voix)
Ralph Sharon (piano)
Enregistré le 28 octobre 1959 à New York