Jazz au Trésor : Stan Getz - Imagination

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Le 10 mai, BMG ressort 14 albums de la collection Dreyfus Jazz Reference, après la première salve de l’automne dernier. Parmi ceux-ci, « Imagination » un volume consacré aux jeunes années de Stan Getz, en 1949-50.

Jazz au Trésor : Stan Getz - Imagination
Stan Getz, © Getty / JP Jazz Archives

Pour célébrer la naissance du 3ème millénaire, Francis Dreyfus lançait en 2000 la collection « Jazz Reference », un incroyable catalogue regroupant les plus grands noms du jazz proposé dans une qualité de son « contemporaine ». Le résultat d’un travail de plusieurs années avec son acolyte René Ameline et les collaborations de Claude Carrière, Noël Hervé et Daniel Nevers, une équipe de passionnés. 

Pour faire découvrir à une nouvelle génération les trésors de cette collection (et les faire redécouvrir aux plus avertis), BMG a décidé de lui redonner toute la place qu’elle mérite. Après celle ressortie en octobre dernier, une seconde sélection de 14 disques est rééditée sous le label Dreyfus Jazz, dans un nouveau packaging et pour la première fois en vinyle. Parmi ceux-ci, « Imagination », consacré aux jeunes années de Stan Getz. Il avait 23 ans en 1950 et avait commencé d’enregistrer à 16 ans chez Jack Teagarden, à 17 chez Stan Kenton et à 18 chez Benny Goodman, juste avant ses premières séances en leader (« Opus de Bop » chez Savoy en 1945).

Dans le texte du livret, Claude Carrière trace parfaitement le contexte : 

« Admirable virtuose du saxophone ténor, jazzman de haut vol, Stan Getz est également une star internationalement célébrée. C'est sans doute grâce à la bossa nova, pour laquelle il provoqua un engouement extravagant hors du Brésil par quelques albums fameux, qu'il conquit cette gloire. 

L'extraordinaire beauté de sa sonorité feutrée, lisse, douce et aérienne, s'accordait idéalement aux langueurs de cette musique. On le surnommait "The Sound", mais la fraîcheur et la fécondité de son invention, l'alliage idéal de tendresse et de véhémence qu'il savait créer, à la fois ange et démon, dans l'articulation de ses phrases, et l'autorité imperturbable qu'il imposait à coup de pattes de velours, s'appliquaient parfaitement aux grands thèmes de jazz qu'il ne cessa de marquer de son insolente maîtrise et de sa forte personnalité pendant plus de quarante ans. 

Enregistrées au cours de la première partie de cette longue carrière – il n'avait pas vingt–cinq ans – les faces réunies ici ruissellent de poésie et de toutes les qualités qui faisaient de Stan le premier des "brothers", ces frères qui, au lendemain de la guerre, vouaient un culte exclusif au grand Lester Young, et qu'on retrouve en nombre dans Five Brothers et Battle Of The Saxes… »

  • I’ve Got You Under My Skin
  • There’s A Small Hotel

Stan Getz (sax ténor)
Al Haig (piano)
Tommy Potter (contrebasse)
Roy Haynes (batterie)
Enregistré à New York, le 6 janvier 1950

  • My Old Flame

Stan Getz (sax ténor)
Tony Aless (piano)
Percy Heath (contrebasse)
Don Lamond (batterie)
Enregistré à New York, le 14 avril 1950

  • Imagination
  • Strike Up The Band

Stan Getz (sax ténor)
Horace Silver (piano)
Joe Gallaway (contrebasse)
Walter Bolden (batterie)
Enregistré à New York, le 10 décembre 1950