Jazz au Trésor : Roger Guérin - Le formidable, Paris Meetings

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Cette semaine, la publication des enregistrements du trompettiste Roger Guérin tout au long des années 50 à Paris.

Jazz au Trésor : Roger Guérin -  Le formidable, Paris Meetings
Roger Guérin

Ils se sont partagés équitablement entre les deux styles novateurs du jazz de la fin des années 40, le bebop et le cool : Bobby Jaspar, Martial Solal, Pierre Michelot, Maurice Vander, Jean-Louis Viale, Benoit Quersin, René Thomas, Barney Wilen, René Urtreger… Tous à la hauteur des solistes américains qu’ils accompagnaient. Roger Guérin (1926-2010) est l’un d’eux, avec peu d’albums en leader, mais omniprésent sur la scène parisienne et dans les studios d’enregistrement comme sideman de luxe.

Fresh Sound lui rend justice en publiant « Le Formidable Roger Guérin, Paris Meetings », rassemblant six séances entre 1951 et 58, dont deux en leader ou co-leader. Rien du mal aimé, chez Roger Guérin : entre 1955 et 65, il fut sacré « meilleur trompettiste français », de manière ininterrompue, par le magazine Jazz Hot qui organisait alors un référendum similaire à celui encore en vigueur dans les revues américaines… Son secret ? Une aisance toute particulière dans le registre grave de l’instrument, lui permettant de se faufiler entre saxes et trombones avec l’aisance d’un chat de gouttière !

Roger Guérin avait commencé par le violon, à l’âge de huit ans, avant de se familiariser avec la trompette et le cornet au sein de fanfares pendant son adolescence. C’est par la radio, durant la Seconde Guerre, qu’il se familiarisa avec le jazz et l’improvisation qu’il pratiqua en autodidacte dans la zone libre. À la Libération tout alla très vite : orchestres de bal, conservatoire, embauche chez Aimé Barelli, puis la succession de gigs. Claude Bolling, Rex Stewart, Maurice Meunier et Michel de Villiers, Don Byas, Kenny Clarke… Jusqu’à cette première séance d’enregistrement notable, avec James Moody, en juillet 1951. La carrière de Roger Guérin ne s’arrêterait plus. Les 19 pièces rassemblées ici aident à comprendre pourquoi et lui rendent pleinement justice…

Deep Puple
« James Moody Quintet »
Roger Guérin (trompette)
James Moody (sax alto)
Raymond Fol (piano)
Pierre Michelot (contrebasse)
Pierre Lemarchand (batterie)
Enregistré à Paris, 27 juillet 1951

À ÉCOUTER

OPEN JAZZ - Roger Guérin : Deep Purple

Night in Tunisia
Sweet Feeling

« Roger Guérin Quartet »
Roger Guérin (trompette)
Martial Solal (piano)
Pierre Michelot (contrebasse)
Christian Garros (batterie)
Enregistré à Paris, juillet 1956

À ÉCOUTER

OPEN JAZZ - Roger Guérin : Night in Tunisia

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Blues March
« Roger Guérin - Benny Golson with Bobby Timmons »
Roger Guérin (trompette)
Benny Golson (sax ténor)
Bobby Timmons (piano)
Pierre Michelot (contrebasse)
Christian Garros (batterie)
Enregistré à Paris, 12 décembre 1958

À ÉCOUTER

OPEN JAZZ - Roger Guérin : Blues March

Not Serious
« Roger Guérin Quintet »
Roger Guérin (trompette)
Michel Hausser (vibraphone)
Martial Solal (piano)
Pierre Michelot (contrebasse)
Christian Garros (batterie)
Enregistré à Paris, 18 décembre 1958