Jazz au Trésor : Ray Charles - Four Classic Albums

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Cette semaine, la réédition de quatre albums des premières années de Ray Charles, initialement sortis chez Atlantic à la fin de années cinquante.

Jazz au Trésor : Ray Charles - Four Classic Albums
Ray Charles, © Getty / Smith Collection / Gado

Regroupés sous la forme d’un double CD, dans la série d’Avid Jazz « Four Classic Albums, Second Set », “Yes Indeed!”, “What’d I Say”, “Ray Charles” et “The Great Ray Charles” viennent compléter le double CD précédent où étaient rassemblés “The Genius Hits The Road”, “The Genius Plays The Blues” ; “The Genius After Hours” et “Genius + Soul=Jazz”

Il fut longtemps le cauchemar des disquaires : où ranger les enregistrements de Ray Charles dans les bacs du magasin ? Au choix, gospel, blues, boogie woogie, jazz, R and B, soul, country, pop… À un moment ou un autre de sa carrière, Ray Charles fut légitime dans chacune de ces catégories. La présente réédition n’aide pas à clarifier la situation : “The Great Ray Charles” relèverait plutôt du jazz instrumental, “Ray Charles” du blues, Yes Indeed!” et “What’d I Say” d’un crossover entre R'n'B/jazz/pop…

Ray Charles Robinson (23 septembre 1930 – 10 juin 2004) connut ses premiers succès sur le label Swing Time (1951-52) et se fit vite repérer par Ahmet Ertegün qui le signa pour Atlantic Records pour 2 500 $ (l’équivalent de 23 000 $ aujourd’hui). Le musicologue Henry Pleasants avait trouvé une jolie formule pour qualifier sa singularité: « Sinatra et Bing Crosby, avant lui, étaient les maîtres des mots,Ray Charles, lui est un maître des sons.On entend des soupirs, des grognements, des raclements, des cris, des murmures, des glissandos, tout cela parfaitement contrôlé. »

Dans la foulée d’une multitude de hits, à partir de 1952, Atlantic les réunit sous forme d’albums à partir de 1957. « Ray Charles », « Yes Indeed ! » et « What’d I Say » furent les trois premiers recueils de ce type. Il en va différemment de « The Great Ray Charles », essentiellement instrumental et constitué (à part Black Coffee en trio), de deux séances enregistrées la même semaine de novembre 1956.

Doodlin’
« The Great Ray Charles », Atlantic 1259
Ray Charles (voix, piano)
Joe Bridgewater, John Hunt (trompette)
David « Fathead » Newman (saxophone ténor et alto)
Emmett Dennis (saxophone baryton)
Roosevelt Sheffield (contrebasse)
William Peeples (batterie)
Enregistré à New York City, 26 novembre 1956

À ÉCOUTER

OPEN JAZZ - Ray Charles : Doodlin'

Lonely Avenue
« Yes Indeed », Atlantic 8025
Ray Charles (voix, piano)
Joe Bridgewater, John Hunt (trompette)
David « Fathead » Newman (saxophone ténor et alto)
Emmett Dennis (saxophone baryton)
Roosevelt Sheffield (contrebasse)
William Peeples (batterie)
The Cookies (chœur)
Enregistré à New York City, 16 mai 1956

À ÉCOUTER

OPEN JAZZ - Ray Charles : Lonely avenue

What Kind of Man Are You
« What’d I Say », Atlantic 8029
Ray Charles (voix, piano)
Mary Ann Fisher (voix)
Ricky Harper, Joe Bridgewater (trompette)
David « Fathead » Newman (saxophone ténor et alto)
Emmett Dennis (saxophone baryton)
Edgar Willis (contrebasse)
William Peeples (batterie)
The Raelets (chœur)
Enregistré à New York City, 28 mai 1957

À ÉCOUTER

OPEN JAZZ - Ray Charles : What kind of man are you