Jazz au Trésor : Modern Jazz Quartet Live in Paris 1960-1961

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Cette semaine, la publication des enregistrements du MJQ lors de trois concerts à l’Olympia en 1960 et 61.

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Modern Jazz Quartet ©Philips Records

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Dix ans après sa formation, le quartet « de chambre et en smoking » était au sommet de son art. Il écumait alors les prestigieuses salles de concert classiques de la planète…

Le témoignage d'Alain Tercinet, auteur des notes de pochette du triple CD publié chez Frémeaux :
« Est-ce parce que, quatre mois plus tôt, le Modern Jazz Quartet avait à deux reprises rempli le Théâtre des Champs-Élysées qu’aucun compte-rendu du concert donné le 9 avril 1960 n’a paru dans la presse spécialisée ? Il est vrai que, aussi bien dans Jazz-Hot que dans Jazz Magazine, les journalistes étaient occupés à s’affronter à propos du nouveau saxophoniste de Miles Davis, John Coltrane. Pourtant, au sujet du double album qui réunissait des extraits de concerts qu’avait donné le M. J. Q. en Scandinavie après son passage à Paris, le critique Martin Williams écrivit : « Leur jeu dans la totalité des morceaux est si proche de la perfection qu’on se demande bien ce que cet exceptionnel groupe de musiciens va bien pouvoir trouver à faire ensuite.  » Une interrogation que tout spectateur présent à l’Olympia aurait été en droit de se poser. Nombreux furent les témoignages évoquant l’enthousiasme des spectateurs.

Il en sera bien différemment le 4 novembre 1961 en fin d’après-midi. Le concert devait débuter à 18 heures. À dix-neuf heures seulement, trois musiciens pénétrèrent sur la scène de l’Olympia : Connie Kay qui s’installa derrière une batterie d’emprunt, John Lewis affichant un sourire crispé et Percy Heath. De Milt Jackson, point. Hurlements d’un public peu porté à l’indulgence après une aussi longue attente. Plusieurs explications concernant ce retard et cette défection furent données a posteriori : absence du vibraphone retenu on ne sait où, un désaccord entre le quartette et son manager européen augmenté d’une dissension interne à propos de contrats.
La première partie du concert fut donc assurée par le trio de John Lewis dont les grandes qualités, manifestes au long de I Can’t Get Started et de A Night in Tunisia, eurent quelque peine à satisfaire un public en ébullition. L’arrivée tardive de Milt Jackson fit évidemment baisser la tension.

Lorsque, à minuit, le M. J. Q. revint sur scène, tout était rentré dans l’ordre. Entamée sous le signe de la frustration, la soirée du 4 novembre 1961 se termina en apothéose… Fort tard. Tant pis, le dernier métro était raté, personne ne s’en plaignit. »

Milt Jackson, vibraphone,
John Lewis, piano
Percy Heath, contrebasse
Connie Kay, batterie

1) 9 avril 1960 à l’Olympia, Paris
2) 4 novembre 1961 à 18h à l’Olympia, Paris (début sans Milt Jackson)
3) 4 novembre 1961 à minuit à l’Olympia, Paris

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