Jazz au Trésor : Lars Gullin - Complete 1951-55 Studio Recordings

Le saxophoniste baryton suédois Lars Gullin voit ses premières années (1951-55) rassemblées dans un coffret de 4 CD par Fresh Sound (dist. Socadisc). Révélation.

Jazz au Trésor : Lars Gullin -  Complete 1951-55 Studio Recordings
Lars Gullin ©X/DR

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Lars Gullin (1928-76), est l'un des plus beaux sons de saxophone baryton de toute l'histoire du jazz. C'est aussi son lyrisme et la fluidité de son phrasé qui valent l'admiration de tous les musiciens américains de passage à Stockholm dans les années 50, à commencer par Stan Getz ou Clifford Brown. En 1954 il fut même salué comme la révélation de l'année sur son instrument par le magazine américain Downbeat. Il est pourtant peu sorti de ses frontières, hormis pour quelques rares tournées européennes, dont celle de 1955 avec Chet Baker au cours de laquelle la pianiste Dick Twardzick disparut d'une overdose à Paris.

Le 21 février 1951, lorsqu’il enregistre sa première séance, il n’a pas encore 23 ans et n’a troqué le sax alto pour le baryton que depuis deux ans… Il choisit le format du quartet, avec un superbe jeune pianiste, Bengt Hallberg. Deux mois plus tard, on le retrouve arrangeant un octet onctueux.

Marqué à la fois par l’esthétique du « Birth Of The Cool » de Miles Davis et par les conceptions de Lennie Tristano, dans ces « Complete Studio Recordings 1951-55 », Lars Gullin, naviguera entre ces formats du quartet et de l’octet, avec beaucoup de subtilité dans les alliages de timbres acides et chauds (cor, trompette, trombone, deux saxophones) et révélant en quartet toute une série de jeunes pianistes connaissant leur bebop sur le bout des ongles (Bengt Hallberg, Gunnar Svensson et Ingemar Westberg).

C’est pour le label Metronome qu’il réalisera ses deux premiers grands albums (25cm), d’abord en octet-sextet (« New Sounds » en décembre 1952), puis à la tête d’un quartet sans piano (« Holiday for Piano », en février 53), où son baryton et le trombone d’Ake Persson s’allient à merveille. Là, en plus d’un magnifique arrangeur et compositeur, on tient un soliste qui marquera l’histoire de son instrument des deux côtés de l’Atlantique.

Photos d'époque, reproductions des pochettes originales (graphisme collector), texte documenté, bios des musiciens qui l'entourent : Fresh Sound nous gratifie d’un livret de 36 pages qui constitue une source de premier ordre. Un parfait complément au coffret 1956-60 sorti l’an passé.

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