Jazz au Trésor : George Wallington - Complete 1956-57 Quintet Sessions

Pianiste bebop resté dans l'ombre de Bud Powell, George Wallington dirigea un étincelant quintet réunissant Donald Byrd et Phil Woods. Réédition aux petits oignons.

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George Wallington ©youtube

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Il était né en Sicile (27 octobre 1924) sous le nom de Giacinto Figlia et sa famille l'emmena à New York en 1925. Son père chantait l'opéra, mais une passion pour Lester Young fit basculer la vie du jeune pianiste dans le jazz. Wallington fut le surnom que lui donnaient ses copains de collège en le voyant sapé comme un milord. Il allait devenir pianiste professionnel à l'âge de 15 ans, autrement dit en pleine éclosion du bebop.

Entre 1943 et 53, on le vit jouer avec Dizzy Gillespie, Charlie Parker, Max Roach, Stan Getz, Gerry Mulligan, Zoot Sims… Il enregistra dès 1949 pour Savoy, puis Prestige en trio et septet. Lorsqu'il vint en Europe en 1953 au sein de l'orchestre de Lionel Hampton, il enregistra en trio pour Vogue avec le contrebassiste Pierre Michelot.

C'est à son retour à New York qu'il monta un premier quintet avec Donald Byrd (âgé de 22 ans), Jackie McLean, Paul Chambers et Art Taylor. Il allait le dissoudre en octobre 1955 pour redémarrer deux mois plus tard en remplaçant Jackie McLean par Phil Woods. Les bassistes et batteurs allaient varier, mais les trois albums réunissant George Wallington, Donald Byrd et Phil Woods viennent d'être réédités par Fresh Sound : « Jazz for the Carriage Trade » (20 janvier 1956, Prestige), « The New York Scene » (1er mars 1957, New Jazz) et « Jazz at Hotchkiss » (14 novembre 1957, Savoy).

En bonus de luxe, on trouve également le rarissime « 52nd Street » (août 1957, Interlude) où Donald Byrd est remplacé par Idrees Sulieman et Thad Jones, qui se partagent la moitié des titres. Le bebop dans ses atours les plus discrètement élégants.