Jazz au Trésor : The Four Freshmen - Four Classic Albums

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli.

Jazz au Trésor : The Four Freshmen - Four Classic Albums
Four Freshmen

Pas moins de 22 albums, entre 1955 et 1964, pour le label Capitol. Et leur histoire continue encore aujourd’hui, avec des changements de personnel en tuilage progressif, comme cela s’est passé pour le Golden Gate Quartet et d’autres.  On ne l’a pas trop réalisé de ce côté-ci de l’Atlantique, mais les Four Freshmen furent extrêmement populaires aux États-Unis, avec une influence déterminante, sur les groupes vocaux qui allaient éclore ensuite, des Beach Boys aux Manhattan Transfer.

Le groupe vit le jour en 1948 à l’initiative de deux frères, Ross Barbour et son aîné Don Barbour, alors étudiants au conservatoire de l’université d’Indianapolis. Leur cousin Bob Flanigan, un ténor au registre particulièrement étendu allait les rejoindre, tout comme la voix basse de Hal Kratzsh, vite remplacé par Ken Errair et plus durablement par Ken Albers. Le quartet avait cette particularité d’être autonome, puisque chacun de ses membres était instrumentiste (trombone, trompette, guitare, batterie) et même poly-instrumentiste (contrebasse, mellophone). Pour autant ils n’étaient pas nés d’une génération spontanée mais de la tradition du barbershop, une forme de chant a cappella à quatre voix, en close harmony, un arrangement des notes d’un accord sur un intervalle réduit, en général un même octave. Ils s’inspiraient également des Modernaires  de Glenn Miller et des Mel-Tones de Mel Tormé.

Quand ils commencèrent à tourner, en septembre 1948, ils attirèrent l’attention de Dizzy Gillespie et de Woody Herman, mais leur véritable décollage eut lieu en 1950 quand Stan Kenton les entendit à Dayton, dans l’Ohio, et décida de les auditionner pour un contrat chez Capitol. Leur carrière était lancée.

Un double CD vient de leur être consacré dans la série « Four Classic Albums » chez Avid Jazz/UVM, regroupant “In Person”, “The Four Freshmen & Five Saxes” (il y avait eu précédemment 5 trombones, puis 5 trompettes…), “The Swingers” et “Stars In Our Eyes”, quatre albums réalisés juste avant la disparition tragique de Don Barbour dans un accident de voiture en 1961. L’occasion de mesurer le délicieux travail d’arrangement réalisé par quelques pointures de la West Coast comme Dick Reynolds ou Bill Holman.  Quel que soit le standard choisi, c’est la créativité sur les harmonisations qui régale. Et leur swing naturel. 

À l’occasion de la sortie de l’intégrale des albums Capitol en coffret (épuisé) chez Mosaic, Ross Barbour avait livré une interview particulièrement éclairante sur leurs secrets d’harmonisation et la genèse du groupe.

  • Them There Eyes
  • Sweet Lorraine

« In Person »
Bob Flanigan (voix, trombone, contrebasse)
Ross Barbour  (voix, batterie)
Don Barbour (voix, guitare)
Ken Albers (voix, trompette, mellophone, contrebasse)
Enregistré à Los Angeles, 25 janvier 1958

À ÉCOUTER

OPEN JAZZ - The Four Freshmen : Them There Eyes

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OPEN JAZZ - Nat King Cole : Sweet Lorraine

  • Liza

« The Four Freshmen & Five Saxes »
Bob Flanigan, Ross Barbour, Don Barbour, Ken Albers (voix)
Bob Cooper, Chuck Gentry, Georgy Auld, Gus Bivona, Skeets Herfurt, Ted Nash, Willie Schwartz (saxophones)
Pete Rugolo (arrangement)
Enregistré à Los Angeles, 15-17 juin 1959

  • Satin Doll
  • Taps Miller

« The Swingers »
Bob Flanigan (voix, trombone)
Ross Barbour  (voix, batterie)
Don Barbour (voix, guitare)
Ken Albers (voix, trompette)
Bill Holman (arrangeur)
Enregistré à Los Angeles, 1960

À ÉCOUTER

OPEN JAZZ - The Four Freshmen : Satin Doll

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