Jazz au Trésor : Duke Ellington - The Great 1963 Paris Concert

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Cette semaine, la publication des enregistrements de Duke Ellington à l’Olympia à Paris, le 23 février 1963.

Jazz au Trésor : Duke Ellington - The Great 1963 Paris Concert
Duke Ellington

La Maison du Duke publie une collection d’enregistrements inédits de Duke Ellington, qui proviennent d’un important stock d’archives ellingtoniennes (collection Clavié), acquis par l’association, auquel seuls quelques collectionneurs avaient accès à ce jour. Tirés en très faible quantité, les CDs sont réservés aux membres de l’association la Maison du Duke et n’ont pas vocation à être commercialisés.

Le Volume 9 vient d’être publié, consacré aux deux concerts que donna l’orchestre à Paris, à l’Olympia, le 23 février 1963, à l’occasion d’une tournée européenne démarrée le 12 janvier et qui s’achèverait le 4 mars. Claude Carrière, toujours aussi pertinent, livre quelques explications dans ses notes de pochette : « Plusieurs disques reflètent justement quelques-uns des concerts de l’orchestre à cette époque. Ainsi, le double album « The Great Paris Concert », édité par Atlantic, est constitué d’extraits de ceux donnés à l’Olympia de Paris les 1er, 2 et 23 février. Il était paru en vinyle en 1973, puis en CD en 1989 avec quelques bonus tracks dont un (Don’t Get Around Much Anymore) enregistré en studio fin 1962… »

Il poursuit : « Certains titres (Pyramid, A Tone Parallel To Harlem, New Concerto For Cootie et The Star-Crossed Lovers) apparaissent ici dans des versions différentes… Les autres pièces sont passionnantes à découvrir, en particulier l’extraordinaireTake The A Train, avec un solo renversant du très grand Ernie Sheppard. Autre soliste magistral, Paul Gonsalves, dans trois plages incandescentes (Happy Reunion, Broadstream et Diminuendo In Blue/Blow By Blow)… Broadstream(alias E.S.P.) est un vertigineux exercice jamais gravé en studio pour un disque « du commerce »… À noter aussi leNew Concerto For Cootie, composé par le grand trompettiste et son ami Elwin Fraser à partir d’une paraphrase astucieuse du thème du Concerto de 1940, qui allait devenir celui de Do Nothin’ Till You Hear From Me.

Dans les deux ballades de Strayhorn pour Johnny Hodges (Day Dream et The Star-Crossed Lovers) le swing constamment réjouissant du trio rythmique, les couleurs des ensembles, quelques joyeux chaos et un frisson permanent mettent l’âme et le corps en joie et nous rendent la vie plus belle. »

Cat Anderson, Cootie Williams, Roy Burrowes (trompette)
Ray Nance (cornet, violon)
Lawrence Brown, Buster Cooper (trombone)
Chuck Connors (trombone basse)
Johnny Hodges (sax alto)
Russell Procope (clarinette, sax alto)
Jimmy Hamilton (clarinette, sax ténor)
Paul Gonsalves (sax ténor)
Harry Carney (clarinette basse, sax baryton)
Duke Ellington (piano)
Ernie Sheppard (contrebasse)
Sam Woodyard (batterie)
23 février 1963 à l’Olympia, Paris

Écoutez

OPEN JAZZ - Duke Ellington : Take the "A" Train

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OPEN JAZZ - Duke Ellington : Happy Reunion

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OPEN JAZZ - Duke Ellington : Broadstream