Jazz au Trésor : Cal Tjader - Milestones Of A Legend

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Cette semaine, la publication chez Membran (dist. UVM) d’un coffret de 10 CD, « Milestones of a Legend », reprenant 20 albums de Cal Tjader, figure historique du latin jazz.

Jazz au Trésor : Cal Tjader - Milestones Of A Legend
Cal Tjader, © Getty / Michael Ochs Archives

Cal Tjader était tombé dans la marmite à sa naissance : Callen Radcliffe Tjader Junior naquit le 16 juillet 1925 lors d’une tournée de vaudeville de ses parents. À deux ans, il dansait sur scène avec eux et à quatre ans faisait des claquettes. Repéré par Hollywood, le petit prodige fit des apparitions dans The White of the Dark Cloud of Joy (1932), avec Bill “Bojangles” Robinson, et Too Many Parents (1936), avec Frances Farmer. Il allait passer son adolescence à San Francisco en courant voir tous les concerts des orchestres swing de l’époque et en jouant de la batterie. C’est en 1947 qu’il se mit au vibraphone, encouragé par Dave Brubeck qui l’avait embauché comme batteur.

C’est au sein du trio de Brubeck, à l’aube des années 50, qu’iol rencontra le percussionniste cubain Armando Peraza. Leur arrangement de Perfidia fut l’une des premières réussites de la rencontre du jazz et des ryrhmes cubains. Après le départ de Dave Brubeck, en mai 1951, Cal Tjader monta son propre trio et enfonça le clou. Le latin jazzserait désormais son royaume. En 1953-54, il joue avec George Shearing et à l’occasion de leurs séjours à New York, découvre Machito et Tito Puente. C’est à partir de là qu’il créera en 1954 le Cal Tjader Modern Mambo Quintet avec les frères Manuel et Carlos Duran (piano et contrebasse) et les percussionnistes Bayardo « Benny » Velarde et Edgardo Rosales, enregistrant abondamment pour le label Fantasy, en alternant avec des albums plus strictement jazz, comme en quartet avec le pianiste Vince Guaraldi. Mais ce sont ses réalisations de latin jazz qui assureront sa réputation, notamment lorsqu’il réunit à ses côtés les percussions de Mongo Santamaria et de Willie Bobo.

Ce sont ces premières années Fantasy qui sont documentées dans ce « Milestones of a Legend », avant que le vibraphoniste ne signe chez Verve en 1962 et poursuive sa carrière jusqu’en 1982, emporté par une crise cardiaque à 56 ans. Sa musique a été énormément samplée par les DJ et donna également naissance à l‘acid jazz avec ses albums sur le label Skye en 1968-69.

Chloe
« Mambo With Tjader »

Cal Tjader (vibraphone)
Manuel Duran (piano)
Carlos Duran (contrebasse)
Edgar Rosales (congas)
Bayardo Velarde (timbales, bongos)
Enregistré à San Francisco, automne 1954

Yesterdays
« Tjader Plays Mambo »

Cal Tjader (vibraphone)
Manuel Duran (piano, claves)
Carlos Duran (contrebasse)
Edgar Rosales (congas)
Bayardo Velarde (timbales, congas)
Enregistré à San Francisco, automne 1954

Battle Hymn of the Republic
« Cal Tjader Quartet »

Cal Tjader (vibraphone)
Gerald Wiggins (piano)
Eugene J. Wright (contrebasse)
Bill Douglass (batterie)
Enregistré à Hollywood le 24 mai 1956

Mambo at the M
« Cal Tjader Goes Latin »

Cal Tjader (vibraphone)
Vince Guaraldi (piano)
Eugene J. Wright (contrebasse)
Mongo Santamaria (batterie, congas)
Luis Kant (congas)
Bayardo Velarde, Willie Bobo (timbales)
Enregistré en 1959

Tumbao
« Demasado Caliente »

Cal Tjader (vibraphone)
Jose Lozano (flûte)
Lonnie Hewitt (piano)
Victor Villegas (contrebasse)
Willie Bobo (batterie, timbales)
Mongo Santamaria (percussions)
Enregistré en 1960

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OPEN JAZZ - Cal Tjader : Chloe

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OPEN JAZZ - Cal Tjader : Mambo at the M