Jazz Bonus : Grand Sbam - Furvent

Le collectif Le Grand Sbam se lance avec “Furvent” dans un nouveau périple en octuor, à la rencontre du vent et des éléments naturels, inspiré par le roman d'Alain Damasio : “La horde du contrevent”.

Jazz Bonus : Grand Sbam - Furvent
Le Grand Sbam, © Paul Bourdrel

« La musique est comme le vent, elle ne s’arrête jamais. C’est nous qui nous arrêtons d’écouter ». Alain Damasio

Taillée dans le flot continu du son, la musique de l'ensemble est une dé-fluence, un contournement, une inflexion de l'air et du temps. Un flux sonore impétueux bravant les frontières musicales. Nulle part entre le rock, la musique contemporaine, la musique ancienne, le Jazz, l'électroacoustique, elle trace des lignes et des courbes acérées sur le dos de notre présent en cours de délitement. Elle plonge l'auditeur dans un univers familier au devenir imprévisible, le caresse à la manière d'un doux zéphyr et le propulse droit dans l’œil d'un cyclone.

Puissante et délicate, virtuose et sensible, la musique de “Furvent”, composée à 4 mains par Guilhem Meier et Antoine Arnera se nourrit du contraste, développant une folie furieuse chargée de symboles et de poésie. Elle explore les possibilités multiples et hybrides d'un ensemble instrumental singulier aux sonorités généreuses, mêlant sons électriques et acoustiques.

Le chant est omniprésent, oscillant entre solo, duo, chœurs, en polyphonies, monodies et contrepoints, constitué d’onomatopées, de mots inventés et de français parfois déformé ou compressé afin de déplacer le sens dans les sons et d'insuffler à la parole des couleurs étranges et musicales, de type « soufli blastou sifloventéoval rafali tonutriyè tiotiènio éolié laliéné », ou encore « chu yu yu yu you yo ya wa ya ya kin kin, dwendet dwen det »

Cette large utilisation de la voix est enrobée d'une avalanche de sons acoustiques et électriques, avec la présence d'instruments rares comme le mellotron, ancêtre du sampler ou encore le cymbalum, ancêtre du piano. Synthés, basse, piano, Rhodes, batterie semi-électrique, marimba et percussions s'entrechoquent puissamment, générant un blast cosmique, que l'on nomme aussi Grand Sbam.
(extrait du communiqué de presse)

musique : Antoine Arnera, Guilhem Meier
Jessica Martin Maresco (chant)
Marie Nachury (chant)
Antoine Arnera (piano, électroacoustique)
Anne Quillier (rhodes, synthétiseur)
Mihai Trestian (cymbalum)
Boris Cassone (basse)
Grégoire Ternois (percussions)
Guilhem Meier (batterie, percussions électrique)