Gary Bartz & Maisha - Gary Bartz & Maisha

La troisième sortie des sessions “Direct-to-Disc” du label anglais Night Dreamer voit deux générations de musiciens se réunir : d’un côté le légendaire saxophoniste américain Gary Bartz, de l’autre l’ensemble de spiritual jazz anglais Maisha.

 Gary Bartz & Maisha -  Gary Bartz & Maisha
Gary Bartz & Maisha, © Elaine Groenestein

Gary Bartz & Maisha explorent ensemble deux compositions classiques de Gary Bartz et présentent trois morceaux inédits écrits en étroite collaboration.

Ayant fait ses classes aux côtés de musiciens emblématiques comme Charles Mingus, Max Roach, Art Blakey et, en 1970, aux côtés de Miles Davis alors au climax de sa période électrique, Gary Bartz devient l’une des figures emblématiques du spiritual jazz de la première moitié des années 70. Il sort ainsi coup sur coup une série d’albums vraiment novateurs sur le légendaire label de New York Prestige Records aux côtés de son NTU Troop, au sein desquels se retrouvent des morceaux classiques comme “Celestial Blues”, “Uhuru Dance” et “I’ve Known Rivers”, avant de collaborer avec Blue Note Records et les frères Mizell à la production sur le très jazz funk Music Is My Sanctuary ; un album révéré par les fans de soul jazz et de hip hop.

Emmené par le batteur Jake Long, Maisha est un groupe central de la récente explosion jazz au Royaume-Uni, vite devenu l’ensemble de spiritual jazz le plus intéressant et le plus demandé du pays. Révélé par leurs concerts mémorables à Jazz re:freshed, au Total Refreshment Centre ou à Church Of Sound ainsi qu’en première partie du Sun Ra Arkestra, Maisha publie en 2018 son tout premier album, There Is A Place, sur Brownswood, le label de Gilles Peterson. Cet album dévoile une musique organique et explosive qui combine les influences de l’afrobeat, du broken beat et de la musique persane à un amour et une profonde compréhension de l’héritage spiritual jazz développé par les pionniers du genre : Pharoah Sanders, Alice Coltrane et, bien entendu, Gary Bartz.

Une trajectoire qui rend cette collaboration d’autant plus particulière. Bartz a été invité pour la première fois par Gilles Peterson lors d’un concert de Maisha au We Out Here festival. L’alchimie fut instantanée, les jeunes musiciens ravivant la performance du musicien culte tout en impressionnant le public présent ce jour-là. S’en est suivie une tournée européenne, dont un concert au Royal Festival Hall dans le cadre du London Jazz Festival en point d’orgue, pour célébrer le 50ème anniversaire de l’album Another Earth de Gary Bartz qui rassemblait, à l’origine, d’autres musiciens tout aussi cultes : Pharoah Sanders, Charles Tolliver, Stanley Cowell et le contrebassiste de John Coltrane Reggie Workman.

La relation entre Gary Bartz et Maisha a muté pour prendre forme dans cette collaboration direct-to-disc pour le compte de Night Dreamer, qui illustre toute l’énergie de cette association. Alors que Bartz et Maisha réinventent quelques classiques du saxophoniste (Uhuru Sasa et Dr Follows Dance), développant les morceaux en y intégrant des séquences de grooves improvisés, leur session d’enregistrement a donné naissance à trois nouvelles compositions, toutes écrites le même jour. On y retrouve l’entraînant Leta’s Dance qui combine de manière magique le lyrisme chargé de soul de Gary Bartz et les influences afro-jazz de Maisha, mais aussi l’esprit jazz funk de Harlem To Haarlem, qui dévoile un solo puissant du trompettiste invité Axel Kaner-Lidstrom, connu pour son travail au sein de Cykada et Levitation Orchestra.

A l’instar des précédentes sorties Night Dreamer - un disque inédit de la star de l’afrobeat Seun Kuti et son Egypt 80 et une collaboration entre deux musiciens brésiliens emblématiques Seu Jorge & Rogê - ce nouvel album a été enregistré au Haarlem’s Artone Studio, à Amsterdam, en une seule prise, direct-to-disc, évitant tout ajout de post-production pour retrouver la vérité d’une performance live en studio.
(extrait du communiqué de presse)