Disparition du pianiste de jazz, chef d'orchestre et compositeur Claude Bolling

Le pianiste de jazz, chef d'orchestre et compositeur Claude Bolling, est mort à l’âge de 90 ans à l’hôpital de Saint-Cloud. On lui doit des musiques de films comme celle de “Borsalino”, "Le Magnifique" de Philippe de Broca ou encore Flic Story de Jacques Deray.

Disparition du pianiste de jazz, chef d'orchestre et compositeur Claude Bolling
Le pianiste et compositeur Claude Bolling, © Getty / Jean Pimentel/Kipa/Sygma

Hommage d'Alex Dutilh à retrouver demain dans la Matinale de Jean-Baptiste Urbain

Né à Cannes le 10 avril 1930, Claude Bolling quitte Paris pour Nice pendant l'Occupation et suit l'enseignement de Marie-Louise "Bob" Colin, pianiste, trompettiste et batteuse dans un des nombreux orchestres féminins à la mode dans l'entre-deux-guerres. Elle l'encourage à revenir à Paris où il crée son premier orchestre à 16 ans et enregistre son premier disque à 18 ans. 

Disciple de Duke Ellington, le célèbre compositeur de jazz américain, il crée un "big band" de jazz en 1956 qui durera jusqu'à la moitié des années 2010, une longévité exceptionnelle. 

En France, il est considéré comme une référence dans le monde du jazz. Parmi ceux qui sont passés dans son "big band" ont figuré des musiciens réputés comme son saxophoniste alto Claude Tissendier.

Dans les années 1960, Boris Vian, qui le surnomme "Bollington", lui ouvre les portes de la variété et de la direction musicale pour de nombreuses stars comme Brigitte Bardot, Juliette Gréco ou encore Henri Salvador.

Claude Bolling a composé des musiques de films dont les plus célèbres sont "Borsalino" (1970) de Jacques Deray, avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, mais aussi "Le Magnifique", "Lucky Luke", ou encore "Les Brigades du Tigre".

Ce touche-à-tout a multiplié les expériences en mariant un trio de jazz à un soliste classique. Il a composé et enregistré notamment "Suite pour Flûte et Jazz Piano Trio" avec le célèbre flûtiste français Jean-Pierre Rampal, une oeuvre qui a battu des records de présence dans le classement Billboard aux Etats-Unis (530 semaines) et mené Claude Bolling jusque sur la scène du Carnegie Hall de New York