Un musée consacré au jazzman Bix Beiderbecke ouvre à Davenport

Quelques proches et des spécialistes de ce jazzman, mort très jeune et sans descendance, ont ouvert un musée dans sa ville natale où toute sa vie y est rassemblée. Les visites sont gratuites jusqu'au 1er septembre.

Un musée consacré au jazzman Bix Beiderbecke ouvre à Davenport
Bix Beiderbecke, à l'extrême-droite, avec The Wolverines, son premier orchestre., © Getty / Michael Ochs Archives

Bix Beiderbecke est mort jeune, à 28 ans, en 1931. Son oeuvre est parfois dissimulée par ses contemporains, qui ont vécu plus longtemps et enregistré davantage, comme Louis Armstrong ou Fats Waller. Le natif de Davenport, dans l'Iowa, fait figure d'oublié du jazz. Son oeuvre enregistrée s'étend sur six ans, de 1924 à 1930. Pourtant, il est considéré comme l'un des musiciens les plus importants de sa génération, notamment grâce à son jeu de cornet. Fin juillet, un musée a été ouvert dans sa ville natale afin de lui rendre hommage.

Une poignée de passionnés et quelques parents éloignés (Bix Beiderbecke n'avait ni épouse ni enfant) auront mis près de 20 ans à mener ce projet à bien. La recherche des locaux et des aides financières a pris beaucoup de temps. Le musée, situé dans le sous-sol d'un bâtiment, a pu voir le jour avec un premier apport de 100 000 dollars récoltés grâce à une levée de fonds. La plupart des objets présentés viennent de la collection d'Elizabeth Beiderbecke-Hart, la petite-nièce du musicien, et de celle des époux Evans, un couple qui a consacré une partie de son existence à éclaircir la vie quelque peu dissolue de Bix Beiderbecke.

Les visites gratuites pendant un mois

La collection est étonnamment bien fournie pour ce musicien à l'existence parfois trouble. Il y a bien entendu ses disques, dont les premiers avec son orchestre - The Wolverines -, et des photos rares qui le montrent enfant. « Mais il y a aussi la veste de son uniforme de lycéen », ajoute l'historienne Geri Bowers, qui a participé à l'aventure du musée. « Bix était très aimé par sa famille, ils ont tout gardé », précise-t-elle au journal local Rivers Cities' Reader.

Les visiteurs pourront y voir le cornet sur lequel il jouait, ainsi que son piano. Il n'a enregistré qu'un seul titre sur cet instrument, In a mist, gravé en 1927. Les chercheurs ont même mis la main sur le registre exposé lors des obsèques. « Je savais que cette pièce existait, mais je n'en avais vu que des photocopies », explique Joe Hines, l'un des fondateurs. Pour faire connaître le lieu et attirer les premiers visiteurs, la direction du musée a décidé de rendre l'accès gratuit durant son premier mois d'existence, c'est-à-dire jusqu'au 1er septembre.