Chrones - Mental Climbers

Chrones est un groupe de jazz grunge, né de la rencontre de quatre musiciens de la scène montante parisienne. Biberonné aux groupes de rock des année 90/2000, il couple ces influences à une culture du jazz et l’improvisation pour créer un son massif, incisif et surprenant.

 Chrones - Mental Climbers
Chrones, © Christophe Charpenel

On pourrait imaginer que ces quatre-là jouent une musique créée par un Francis Bacon faisant jaillir la couleur improvisée. Mais le terme « Chrones » vient d’un livre à succès d’Alain Damasio, iconique de leur génération, “La Horde du Contrevent”, un roman de science-fiction épique dans lequel il est fait mention d’impalpables créatures constituées de vent, les Chrones. Ces êtres mystérieux et fougueux sont impossibles à enchaîner, comme l’est la musique de ce jeune groupe, sur le fil, sur le mur d’une résistance aussi, à un certain genre de musique d’étiquette.  Au contraire, on sent une grande liberté doublée d’un souffle puissant qui casserait toutes les frontières pour s’engager sur les chemins surprenants et inconnus de la créativité, capable d’un syncrétisme des styles, des influences, capable aussi d’un avant-gardisme caractérisé par la fusion. 

Jazz fusion ou jazz alternatif ? Chrones se définit comme un groupe de Jazz Grunge, inspirés autant par l’esthétique des jeux vidéo ou de la fantasy que par l’énergie des groupes de néo-métal des années 1990/2000, qui ont frappé leurs oreilles d’enfants, d’adolescents, de Rage Against the Machine à Korn. Effets, réverbérations, nuances, mixtion, rage sonore, poétique de la distorsion, l’acoustique se meut rapidement en électricité non statique. Où est le jazz ? Dans l’improvisation bien sûr, l’improvisation libre même, expérimentale. On croit que la forme musicale est stabilisée, mais elle part déjà ailleurs ! Jazz moderne galactique, balades spatiales, noise-rock, électro-punk rétro-futuriste… Ce premier album, “Mental Climber”,  qui sort chez Art District Music est une démonstration époustouflante des chemins inédits que peut emprunter le jazz aujourd’hui.

Le premier titre, Invincible Star (en référence à l’étoile d’invincibilité de Mario) s’apparente à une introduction sensuelle et lyrique, aux accents orientalisants emmenés par les délicates insinuations du saxophone qui s’étirent lentement, voix fine en suspension, faisant déjà monter quelques vapeurs d’ondes plus rauques et affirmées en accord avec la frénésie de la guitare, transformant le tout en un bel écho de jazz rock teinté de reflets électroniques.
(extrait du communiqué de presse)

Pierre Lapprand (saxophone ténor, FX)
Baptiste Ferrandis (guitares, FX)
Étienne Renard (contrebasse, FX)
Paul Berne (batterie, percussions)
Invités :
Christelle Raquillet (flûte)
Hector Léna-Schroll (trompette)
Philippe Maniez (voix)
Élie Martin-Charrière (voix)
Nicolas Jacobée (voix)
Robinson Khoury (voix)