Chano Dominguez, Hadar Noiberg - Paramus

Piano - flûte… Bien que venant d'horizons différents,Chano Dominguez et Hadar Noiberg ont trouvé un territoire commun dans “Paramus”, sorti chez Sunnyside.

Chano Dominguez, Hadar Noiberg - Paramus
Chano Dominguez & Hadar Noiberg, © Sunnyside

La Méditerranée est encadrée par des cultures qui ont façonné la pensée et l'art modernes. La musique de la région est d'une inépuisable diversité mais, en raison des échanges culturels volontaires et forcés au cours des âges, elle est remarquablement interconnectée. Le pianiste espagnol Chano Dominguez et la flûtiste israélienne Hadar Noiberg se sont rencontrés et leurs langues musicales s'accordent parfaitement, comme on peut l'entendre sur leur nouvel enregistrement, “Paramus”.

Chano Dominguez a longtemps été considéré comme l'un des pianistes les plus influents à émerger d'Espagne. Son travail d'intégration des styles flamenco de son Andalousie natale dans le langage improvisé du jazz a été révolutionnaire et a fait de lui un élément indispensable du lexique du jazz en Espagne et, naturellement, un interprète très demandé. 

Hadar Noiberg, de formation classique, est venue d'Israël à New York pour poursuivre ses études lorsqu'elle avait 21 ans. Depuis, elle a participé à des projets musicaux de toutes sortes, dirigeant ses propres ensembles et collaborant avec divers artistes, dont Yamandu Costa, Anat Cohen et Dave Valentin. Parallèlement à son intérêt pour le jazz et la musique du Moyen-Orient, Hadar Noiberg s'est impliquée dans les musiques latines et a subi l'influence exubérante de la musique brésilienne, en particulier le choro. 

Les deux musiciens se sont rencontrés pour la première fois lors de Jazzahead 2017 à Brême, en Allemagne. Chano était programmé et Hadar, l’avait été l'année précédente. Elle avait entendu parler du pianiste et était curieux de l'écouter en personne. Le concert qui suivit l’enchanta et elle se fit un devoir de se présenter à Chano Dominguez pour voir s'ils pouvaient peut-être travailler ensemble. 

Il se trouve que tous deux vivant à Brooklyn, ils ont commencé à se rencontrer régulièrement quelques semaines après. Lors de ces rendez-vous, non seulement ils répétaient, mais ils parlaient aussi, de musique mais aussi de philosophie, d'influences et d'autres choses. Leurs échanges, musicaux ou sociaux, était à la fois inspirants et confortables. 

Leurs approches musicales s'accordaient parfaitement, car ils avaient tous deux une formation en jazz et en musique classique ainsi qu'un amour pour tout le spectre des musiques latines. Les influences andalouses de Chano Dominguez n'étaient pas étrangères à Hadar Noiberg, dont la formation musicale en Israël et son propre engagement dans la musique latino-américaine lui ont fourni des bases communes. En outre, de nombreux morceaux de tradition israélienne que Hadar Noiberg a fait découvrir à Chano Dominguez ont rappelé à ce dernier des airs populaires de son Andalousie natale. 

Après avoir répété, joué et peaufiné pendant un certain temps, les deux hommes ont décidé de prendre leur nouveau répertoire et d'en faire un enregistrement officiel. Ils se sont réunis aux studios Trading 8s à Paramus, dans le New Jersey, et ont vécu une expérience incroyablement émouvante en enregistrant un album composé de morceaux, d'originaux et de reprises, arrangés par eux deux.
(extrait du communiqué de presse en anglais - traduction E. Lacaze / A. Dutilh)